Effondrement : chute brutale du PIB… et du nombre de milliardaires

Effondrement : chute brutale du PIB… et du nombre de milliardaires

Depuis la crise de 2008, c’est à peine si l’on ne saute pas de joie quand la croissance dépasse le +1% annuel. Et là, badaboum, c’est la chute brutale de -6% en 3 mois !

La faute au Covid ! la faute au Covid ! Vraiment ? Les premières détections de cas positifs au coronavirus en France datent du 6 mars. Les mesures de confinement du 17 mars. -6% pour 14 jours de confinement sur un trimestre ?

Rappelons que le PIB français était déjà en recul de -0,1% au 4ème trimestre de 2020 – la faute aux Gilets jaunes ! la faute aux Gilets jaunes ! – ce qui place la France, avec deux trimestres consécutifs de décroissance, en situation officielle de récession. (Et pariez qu’elle ne va pas être la seule.)

Mais là, -6% !!! (Et on attend de connaître les résultats des pays voisins.)

Les ravages de la guerre du pétrole

Alors oui, l’épidémie porte bien sûr une grosse part de responsabilité dans ce gadin retentissant. Mais le Covid-19 est la bataille qui cache une guerre autrement plus ravageuse pour l’économie capitaliste occidentale : la guerre du pétrole.

Le déclenchement de celle-ci, début mars, coïncide avec l’arrivée du Covid-19 en France – la faute à Poutine ! la faute à Poutine ! Un mois que le prix du pétrole tourne autour d’un misérable prix du baril à 30 dollars et déjà ce tarif de liquidation avant fermeture commet ses premiers carnages : faillites en série dans l’industrie du gaz de schiste US, banques US aux abois, « explosion vertigineuse » du chômage américain

… et déjà premiers contrecoups meurtriers en France avec Vallourec, fabricant de tube entre autres pour l’acheminement du gaz et du pétrole contraint de licencier brutalement plus d’un tiers de ses effectifs aux États-Unis et d’en appeler à l’aide de l’État français :

La faiblesse fatale du château de cartes néolibéral mise à nu

Puisqu’on tient à lui faire porter le chapeau, il est une autre chose que le taquin virus pandémique met cruellement à nu  : la faiblesse fatale du château de cartes néolibéral à l’occidental. Qu’une seule carte (sanitaire) chavire et c’est la gamelle ! Alors, pensez, quand ce sont des murs porteurs – le pétrole, la finance – qui se casse la gueule…

Car oui, la finance aussi ! Ne croyez pas le mur d’illusion des pseudos “reprises” en bourse, désintoxiquez-vous du mythe de leur invulnérable puissance. Ça fait des années, depuis novembre 2005, que ce yetiblog vous le serine : leurs montagnes d’argent ne tiennent qu’à quelques lignes dans un livre de compte numérique virtuel. Qu’un seul gros bug paralyse la machine et ils sont nus :

Le Point du 8 avril 2020.

Moins 6% en un mois de confinement viral et de guerre pétrolière, vous l’auriez cru possible il y a encore quelques semaines ? Imaginez ce que ça va donner après deux trois autres trimestres comme ça !!! Le choc va être terrible. Et pas seulement pour ceux d’en bas. Je dirai même que c’est ceux d’en bas qui, pour avoir peu, vont avoir le moins de choses à perdre. Et peut-être le plus à espérer, sinon à gagner. Le temps va enfin venir de régler quelques comptes et de remettre les choses à plat.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.