Covid-19 : l’insurrection des médecins contre les directives du ministère

Covid-19 : l’insurrection des médecins contre les directives du ministère

De la colère à la haine… et maintenant de la haine à l’insurrection ! Plusieurs médecins, au nom de leur serment d’Hippocrate, ont ouvertement et officiellement annoncé leur intention de contrevenir aux directives données par le ministère de la Santé et l’Agence de santé régionales (ARS).

À Marseille, le professeur Didier Raoult [photo], directeur de l’IHU Méditerranée Infection, et cinq de ses collègues ont signé un communiqué officiel annonçant leur décision de procéder à des tests systématiques de dépistage du Covid-79 sur tous les patients « fébriles » qui se présenteraient. Et à leur administrer le traitement associant l’hydroxychloroquine et l’Azithromycine, mis au point et déjà testé par le professeur Raoult :

Texte du communiqué de l’IHU Méditerranée Infection (cliquer sur l’image pour lire le communiqué sur le site de l’hôpital)

Depuis le 12 mars, le docteur Alexandre Bleibtreu, responsable du service maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris – et grand pourfendeur jusqu’alors du traitement par la chloroquine – a opéré un changement radical d’opinion et annoncé son intention de se rallier au protocole du professeur Raoult en l’appliquant sans tarder à ses patients.

Lundi matin 23 mars sur France inter, le professeur Philippe Juvin, chef des urgences à l’hôpital Pompidou de Paris, a clairement laissé entendre qu’il procéderait comme ses deux collègues précédents et que seul un problème de « guerre logistique » – entendez le manque criant de tests de dépistage, de masques FFP2 et de lits – l’empêchait de le faire autant qu’il le souhaiterait.

De leurs côtés, le ministre de la Santé Olivier Véran, Jérôme Salomon, directeur général de la Santé (DGS) et l’ARS campent sur le choix d’un « usage raisonnable, rationnel, raisonné des tests », tout comme ils ont longtemps relativisé en dépit du bon sens l’efficacité du port du masque de protection, tout comme ils s’obstinent à se contenter d’un simple essai clinique fort limité d’un protocole de quatre médicaments dans un nombre restreint d’hôpitaux. Au grand dam d’un corps médical de plus en plus exaspéré… et bien décidé à désobéir.

Un exemple d’andouilles évoquées par Alexandre Bleibtreu ?

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.