Effondrement : un état du monde dressé par le chef économiste de l’Agence française pour le développement

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Ouvrons les frontières et accueillons tous les migrants ! Envoyons l’armée pour remettre à la mer et couler tous les bateaux de migrants !

On peut s’empailler sur le thème des migrants. On peut même lire chaque jour des monuments d’imbécilité simplifiée en 140 signes. Ou bien on peut faire un état du monde plutôt que de focaliser sur un détail ou un autre. C’est une vidéo passionnante qu’il faut prendre le temps de regarder avec attention. Gaël Giraud, chef économiste à l’Agence française pour le développement, fait des constats sur l’état de la planète humaine et son évolution.

  • La montée des eaux. Plus deux mètres. À la fin du siècle, si on ne fait rien, New York est sous l’eau. Soixante-dix pour cent de la population humaine vit sur les zones littorales.
  • La fonte des glaciers. Le jour où les glaciers tibétains sont fondus, trois petits fleuves sont à sec pendant la saison sèche : le Yang Tsé Kiang, l’Indus et le Gange.
  • L’érosion des sols et la désertification. Le désert de Gobi avance de dix kilomètres par an. Pékin est au bord du désert dans une génération.
  • L’effondrement de la fertilité des sols de la zone équatoriale en raison de l’élévation de la température moyenne.
  • L’épuisement des ressources aquifères profondes. Pour abreuver sa population Amann (Jordanie) pompe, à 400 mètres de profondeur, de l’eau dont le stock ne se renouvelle pas.

Les gens qui vivent en Afrique ou bien en Asie ne vont pas se contenter de mourir bouche ouverte parce qu’il n’y a plus rien à manger. Et, si on ne fait rien, on va voir un mouvement migratoire comme celui venant de Syrie mais à l’échelle d’un continent. Ou plutôt de plusieurs. Une vision catastrophiste ? Gaël Giraud propose des remèdes au désastre annoncé. Il faut seulement avoir le courage politique de les mettre en œuvre.

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