Claude Nougaro chante « Cécile ma fille »

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Chaque lundi, pour bien commencer la semaine, on s’en remet une de derrière les fagots tout droit dans les oreilles. C’est le Nougaro du lundi.

Mes parents avaient un poste à lampes. Ce poste devait chauffer près de deux minutes avant d’émettre son premier son. J’étais un petit garçon fou de radio. Bien avant les livres, trop peu nombreux à mon goût dans la maison, c’est la radio qui m’a ouvert tout grand les portes d’un monde inconnu.

Pierre, l’un des auteurs de Crapauds et Rossignols, excellent site consacré à la chanson, écrit que, dans son panthéon personnel, l’on met avant tout les chansons de son adolescence. Il a sans doute raison si l’on s’arrête au plus grand nombre. Mais il se trouve que je colle mal à son assertion. J’ai beaucoup écouté Claude Nougaro à la radio. Et la période de Nougaro que je préfère se termine alors que je viens d’atteindre mes… douze ans. 

J’étais un petit garçon. Je ne comprenais sûrement pas tout dans cette chanson qui passait souvent à la radio. « Des mots doux sur tes hauts / Et des mains sur tes bas »… Mais j’aimais beaucoup ce papa chantant son émerveillement devant sa petite fille qui vient de naître. « On est nez à nez / Les yeux dans les yeux / Quel est le plus étonné des deux ? » La fin, ce seul prénom « Cécile » chanté sur des notes de guitare, me touchait tout autant qu’aujourd’hui.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation.