Barbarie : réfugiés sans refuge parqués dans l’île de Chios en Grèce

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Des réfugiés désespérés. Yes ? Quand le premier homme commence à parler, il veut s’assurer qu’il est bien compris.

Mais comment diable nos politiciens ne ressentent-ils pas l’angoisse intense de cet homme comme celle de ses frères de misère ? Pourquoi sont-ils sourds à ne pas entendre les pleurs de ces gosses ?

Je traduis l’essentiel pour les ceusses qui ne comprennent pas l’anglais :

« Nous sommes en prison ici en Grèce. Nous voulons sortir. Ma femme est en Allemagne. Les vieux, les enfants, ils n’ont pas d’abri, pas de couvertures. Ils ont froid. Des filles, des garçons, âgés d’environ deux ou trois mois, n’ont pas de lait pour manger. Nous avons besoin de liberté. »

Portable : << Nous voulons sortir de cette prison. Nous [ferons] la grève de la faim. >>

En montrant l’homme en fauteuil roulant : « Nous l’avons aidé pour venir, pour la liberté en Europe. »

Un autre homme : << Quand quelqu’un se noie dans la mer, tous les médias du monde en pleurent. Si quelqu’un a traversé, maintenant nous sommes ici, ils nous renvoient ! C’est quoi ? >>

<< Ma famille est là-bas [Allemagne]. Un garçon, une fille vivent là-bas. J’ai le droit d’y aller. L’ambassade refuse. C’est pourquoi je vais le faire illégalement. C’est mon droit de rencontrer mes enfants. J’ai ce droit. >>

Texte off : << Après avoir fait ces entretiens, la police est venue et nous a dit d’arrêter de parler avec les réfugiés. Plus tard durant cette nuit, les réfugiés ont protesté contre la rareté de l’eau potable, de nourriture et des couvertures et le manque d’électricité. >>

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.