L’affaire Griveaux et la gluante comédie mélodémocratique

L’affaire Griveaux et la gluante comédie mélodémocratique

Quand est sortie ce matin la nouvelle de la sextape de Benjamin Griveaux en Rocco Siffredi de série Z, je me suis dit que cette affaire vaseuse allait donner l’occasion à un personnel politico-médiatique déconsidéré de se redonner une vertu à bon compte. Bingo !

Entendons-nous, je me fous de “la bite à Griveaux” comme d’une guigne. Une histoire de cul ne concerne que le propriétaire du cul (et celles ou ceux avec qui il le partage). Dans une société saine, une petite branlette devrait juste faire rire, et même rassurer sur la santé de celle ou celui qui s’y adonne. Et bim, c’est quand Griveaux nous prouve la sienne qu’il tombe !

J’avoue avoir éprouvé une certaine frustration de voir cet imbécile tomber pour une vidéo privée même pas bandante, alors que ce sont ses moult égarements précédents, sur les hommages aux victimes du Vel’ d’Hiv’, sur la délocalisation de la gare de l’Est, sur les fréquentations d’un musée Carnavalet fermé pour cause de rénovation, qui auraient dû instantanément l’expédier dans la fausse commune des salopards.

Une classe polico-médiatique dégoulinante jusqu’à l’écoeurement

À peine ce pâle vermisseau humilié, la classe politico-médiatique se mit à dégouliner à n’en plus finir sur la démocratie bafouée ?

De l’air, vite, de l’air !

Il fallut peu de temps pour que tous ces Tartuffe mariolles soient renvoyés dans leurs cordes hypocrites :

De l’air, vite, de l’air ! Permettez que l’on prenne nos distances vis-à-vis de cette cour nauséabonde. N’est-ce pas Griveaux lui-même qui jouait à l’envi la comédie sirupeuse de la vertu conjugale BCBG ? Autant nous nous fichons du sort de ce sinistre con, autant nous méprisons les Tartuffe qui font mine de voler à son secours en se drapant dans les rideaux bouffés aux mites de la comédie mélodémocratique. De l’air !!!

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.