La police rétablit la peine de mort

Non pas qu’on croie un seul instant à la thèse de la légitime défense avancée par l’accusé (le policier, pas Bentousi qui n’est plus là pour se faire traîner en justice) mais tout simplement qu’on n’a encore jamais vu en France un policier condamné pour ce genre de faits.

Alors que le gouvernement veut faire rentrer dans la loi la présomption de légitime défense pour les policiers (une des dernières revendications de l’extrême-droite que le PS n’avait pas jusque là reprises à son compte), ces derniers n’ont jamais attendu pour faire usage de leurs armes comme bon leur semble. Le problème est que, dans ces circonstances, le policier est toujours un blanc, la victime toujours un noir ou un Arabe, jamais le contraire. Une coïncidence qui ne semble pas le moins du monde troubler les jurés d’assises, bien plus prompts à voler au secours des policiers et des puissants qu’à protéger la veuve et l’orphelin, bien plus sensibles au pedigree ou à la couleur de peau des protagonistes qu’à la réalité des faits.

À Caen, il y a quelques semaines, un lycéen de 18 ans était condamné à trois ans de prison dont deux ferme pour apologie de terrorisme — quelle idée aussi, de s’appeler Samir ? — la « justice » confirmant ainsi sa curieuse conception de la justice.

Bernard Girard, Journal d’école.

On profitera d’une visite au blogue Journal d’école, toujours très intéressant, pour lire au moins les deux parutions précédant celle-ci. Elles en valent vraiment la peine. C’est presque désobligeant de réduire à deux-trois textes tant tout ce blogue mérite lecture…


« Frénétique l’une d’elles attache / Le vieux maréchal des logis / Et lui fait crier mort aux vaches / Mort aux lois, vive l’anarchie ! »  Georges Brassens chante Hécatombe et le public manifeste bruyamment son plaisir.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation.