Les filles des forges de Nontron*

Les filles des forges de Nontron*

J’ai depuis longtemps renoncé à compter le nombre de manifs où l’on chantait les mêmes sempiternelles chansons. Et j’en ai un peu marre de ces refrains usés jusqu’au trognon. Alors j’ai commencé à écrire du neuf. Enfin, plutôt du recyclé… Changement d’herbage réjouit les veaux.

Petit tuyau. Quand tu écris un pastiche, fais-le sur un air très connu. Et là, tu vas déjà tomber sur un fossé générationnel. Un jeunot va rigoler de ta parodie du gros Saez ou de l’endive Angèle tandis qu’un vieillot sera plié par ta reprise bricolée de Brassens ou de Nougaro.

Deuxième petit tuyau. Essaie de coller ton texte sur l’original quitte à en reprendre des sonorités, des mots voire même des passages. La complicité établie mettra les rieurs de ton côté.


Digue ding don don
Ce sont les filles des forges (bis)

Des forges de Dijon *
Digue ding don dondaine (bis)

Des forges d’Avignon *
Digue ding don don (bis)

Elles s’en vont à confesse
Au curé du canton

Qu’avez-vous fait les filles
Pour demander pardon

J’ai cru la France En Marche
Et j’ai voté Macron

Mes filles pour pénitence
Toujours travaillerons
Pas de retraite aurons

C’étaient les filles des forges
Des forges d’Avallon *

*  P.S. (Je sais, maman, c’est un gros mot très vilain qu’il ne faut plus jamais voter. Je te promets, maman, je ne recommencerai pas.) Fais preuve d’un peu de créativité, mets le nom d’une ville ou d’un village de ta région. Tu as les forges de Paimpont (Ille-et-Vilaine) dans la chanson originelle mais aussi de Chaumont, de Beaumont ou d’Arcachon parmi une tripotée d’autres. Je t’ai déjà dit que tu dois mettre les rieurs de ton côté.


Je ne puis que te remettre en mémoire « Les filles des forges » dans la version de Tri Yann. C’est eux qui ont rendu célèbre cette chanson traditionnelle du pays gallo que chantait ma grand-mère quand j’étais petiot.

Un citoyen ordinaire à la rencontre des personnes cabossées par la vie.