Nouvel épisode de l’effondrement : le régime se déchire de l’intérieur

Nouvel épisode de l’effondrement : le régime se déchire de l’intérieur

Inlassablement, le yetiblog s’emploie à tenir la chronique de l’inéluctable effondrement du vieux système. Nouvel épisode : le régime se déchire de l’intérieur.

Comme dans toute bonne série qui se respecte, commençons par un court résumé des épisodes précédents :

  • lors de la présidentielle 2017, on vit comment le système a dû pallier en catastrophe à l’effondrement de son pilier bipartidaire droite/“gauche” en imposant un avorton sorti de ses entrailles financières : Macron, the Rothschild golden boy ;
  • sous l’assaut des Gilets jaunes, on prit acte que le régime macronien avait perdu le soutien de l’opinion publique et ne devait son salut qu’à l’emploi inconsidéré d’une répression policière et judiciaire féroce ;
  • on constata bien vite que les piliers du régime avait des pieds d’argile :

– des leaders dépassés, à commencer par le plus ridicule d’entre eux (Macron), suivi de très près par des ringards lamentables (Édouard Philippe, Benjamin Griveaux, Sibeth Ndyaie, Aurore Bergé, Marlène Schiappa, Nicole Belloubet, Muriel Pénicaud, François de Rugy, Richard Ferrand…) ;
– un personnel si corrompu qu’il est contraint de démissionner à tour de bras (14 partants dans le gouvernement Philippe en deux ans, quasiment la moitié de l’effectif initial).
– un groupe parlementaire LREM majoritaire, mais extrêmement friable (comme toute construction playmobil hasardeuse) : 9 départs et 2 exclusions en deux ans.

De meurtriers coups de pied à l’âne

Mais voici qu’un nouvel épisode savoureux vient d’apparaître : sous la pression populaire, ce beau et minable petit monde commence à se fissurer de l’intérieur. De meurtriers coups de pied à l’âne sont décochés en vache :

Redoubler nos coups pour précipiter la chute

Certains voudraient croire (ou faire croire) que certains de ces antagonismes  – le dernier surtout, consacrant un début de divorce entre le président et son premier ministre – ne sont que parodies médiatiques destinées à abuser l’opinion, à préparer d’hypothétiques alternances ou changements de cap menés en bon ordre sous la pression de la rue.

Je n’en crois rien. Ces déchirures internes, publiquement exposées, qui ne datent pas non plus d’hier – rappelez-vous les départs tonitruants des ministres Collomb et Hulot ; rappelez-vous comment le journal Le Monde, à l’origine très macronien, déclencha l’affaire Benalla – sont toujours le prélude à une déliquescence irréversible du pouvoir en place.

Face à cette désintégration de l’intérieur du système, les contestataires ont deux attitudes possibles :

  • soit contempler le spectacle de cet effondrement en comptant les points ;
  • soit redoubler leurs coups pour précipiter la chute.

Pour moi, c’est tout choisi. Pas vous ?

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.