Gilets jaunes acte 56 : les vents porteurs du 5 décembre font leur effet

Gilets jaunes acte 56 : les vents porteurs du 5 décembre font leur effet

Le moins que l’on puisse dire est que les garants vermoulus du vieux monde ont été un brin décontenancés par cet acte 56 des Gilets jaunes, stimulés par les vents porteurs du 5 décembre.

D’abord parce que boostées par l’effet 5 décembre, les différentes actions menées dans tous le pays connurent un regain de dynamisme. Mieux (ou pire selon le camp que l’on s’est choisi), les forces syndicales de base  rejoignirent souvent, fait nouveau, les manifestants en jaune (à ma connaissance, aucune directive syndicale nationale ne fut donnée en ce sens).

Le camp d’en face pouvait faire grise mine. D’autant que leurs représentants connurent des humiliations aussi cuisantes et qu’inattendues (en tout cas par eux) !

À force de vouloir les empêcher de porter leurs gilets jaunes, les autorités se trouvèrent fort dépourvues quand il leur fallut distinguer les manifestants de la foule des passants partis faire leurs courses de Noël, comme ici dans les Halles de Paris.

Et ce qui devait arriver arriva : les forces de l’ordre perdirent le contrôle de la situation.

À force d’interdire à répétition les manifestations dûment autorisées, ils ont fini par se prendre des manifestations sauvages qu’ils étaient bien incapables de maîtriser !

À force de taper sur la gueule des Gilets jaunes sans retenue, ils ont fini, normal, par trouver à qui parler ! Les gens, voyez-vous, ne se laissaient plus faire.

Et ce qui devait arriver arriva : les forces de l’ordre perdirent à maintes reprises le contrôle de la situation… et de leurs nerfs.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.