Privatisation de l’Éducation nationale : un cas exemplaire, pétition à la clé

Privatisation de l’Éducation nationale : un cas exemplaire, pétition à la clé

Le détricotage ordonné de nos services publics continue. Pas de secteur qui ne soit touché. L’Éducation nationale, par exemple, avec ce cas emblématique d’une ancienne École normale – ce lieu, pour ceux qui s’en souviennent encore, où étaient jadis formés nos enseignants – vendue, littéralement VENDUE à un groupement privé originaire du Royaume-Uni (UWC, United World Colleges).

Ce vieux bâtiment abrite encore l’Inspe (institut national supérieur du professorat et de l’éducation) en charge de former les futurs enseignants d’aujourd’hui. Le vendre à un organisme privé – alors que rien n’est encore prévu pour héberger les usagers actuels de l’institut public – c’est précipiter la marchandisation de l’éducation : les cours y seront payants (frais d’inscription entre 33.000 et 70.000 euros), la sélection forcément élitiste effectuée à Paris, les bourses incertaines…

Une pétition est en cours pour tenter de sauver de ce qui peut encore l’être. Mais, rétorqueront les sceptiques, comment sauver les meubles en péril quand ils sont si nombreux à être menacés ? Nos pétitions ne sont-elles pas autant d’actes désespérés, autant de coups d’épée dans l’eau ? À quoi bon cette débauche d’énergie quand on n’est pas sûr du résultat ?

À travers le sort de cette ancienne École normale, c’est celui de notre Éducation nationale qui est concerné

Coup pour coup. Rendre coup pour coup sans se soucier des chances de résultats, voilà ce que sont nos pétitions, nos protestations, nos manifestations. Aucune certitude sur les résultats, c’est vrai, mais une certitude absolue si nous ne faisons rien : la défaite assurée. Chacun d’entre nous n’a plus d’autre choix que de répondre coup pour coup, en n’en négligeant aucun, en répliquant systématiquement à tous ceux, innombrables, qui sont aujourd’hui portés contre notre mode de vie menacé de mort.

Voilà pourquoi, bouteille à la mer, je relaie ici cet appel que m’a envoyé une amie enseignante d’Angoulême pour tenter de sauver l’ex-École normale de sa ville des griffes des margoulins du privé. Une pétition que j’ai signée et que je vous invite à soutenir, car à travers le sort de cette ancienne École normale, c’est celui de notre Éducation nationale qui est concerné :

=> Cliquer sur l’image pour signer la pétition.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.