Un mardi noir : la France plonge au fin fond de l’abjection

Un mardi noir : la France plonge au fin fond de l’abjection

Regardez, écoutez bien les trois scènes qui suivent. Toutes les trois se sont déroulées aujourd’hui même dans notre pays :

Pour sauver l’honneur, seule une toute petite minorité de citoyens en gilets jaunes…

Ces trois scènes ignobles – l’humiliation d’une smicarde coupable de divorce, la restriction des soins pour des sans-papiers déjà en grande précarité, l’appel aux tirs à balles réelles dans les quartiers – ont été relayées sur les médias de notre pays sans autres réactions vraiment indignées que dans la marge des réseaux sociaux.

Ajoutez-y les attaques contre les chômeurs, la destruction en cours de notre système de retraites par répartition, la répression contre les Gilets jaunes, ou les élucubrations rances des pétés de trouille sur le voile et la laïcité… Pour ceux qui n’en sont pas encore convaincus, vous avez l’image terrible d’un pays en train de sombrer dans l’abjection.

Pas la peine de crier, surtout pas de gémir, ni d’attendre 2022 pour parier sur un hypothétique redressement du pays. C’est mort, c’est trop tard. Vous n’arrêterez plus la descente aux enfers de “la France des Droits de l’Homme” [rire étranglé].

Et ne pensez pas, dans votre petit coin, que vous allez échapper à la malédiction. TOUS les citoyens français seront tenus pour responsables devant l’Histoire de ce naufrage collectif. TOUS… sauf ceux, infiniment minoritaires, qui auront osé dresser leurs gilets jaunes contre la honte, qui ont d’ailleurs commencé à le faire le 17 novembre 2018. Oui vraiment, parmi les quelques 60 millions de citoyens français, une très petite minorité de valeureux pour sauver l’honneur d’un pays malade à crever. Les autres, cessez de pleurnicher, je vous prie.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.