Quand “la Justice de mon pays” patauge dans sa merde…

Quand “la Justice de mon pays” patauge dans sa merde…

Saisie suite à la plainte d’un jeune homme matraqué lors de l’acte 20 des Gilets jaunes le 30 mars à Besançon, l’IGPN a conclu qu’il n’y avait pas eu  « d’intention coupable de la part du policier » et la plainte de la victime a été classée sans suite.

Rappel des faits :

Vous avez bien lu, bien vu ? « Pas d’intention coupable » de la part du policier ! Excusez-moi de le dire crûment, mais quand une “justice” en arrive à ses sommets d’absurdité, d’obscénité, c’est qu’elle patauge sérieusement dans sa merde.

D’autant que l’exemple cité ci-dessus, loin d’être unique, se multiplie jusqu’au dégoût, avec des jugements à deux vitesses selon que tu es gilet jaune déraciné de la vie ou membre de la caste dorée, Dettinger ou Balkany, xxx ou Sarkozy… Mais est-ce la peine de se perdre en accumulation de preuves quand le constat est si criant d’évidence : “la Justice de mon pays” est définitivement pourrie de chez pourrie.

La justice et le Code méritent eux aussi une nouvelle révolution

Quand un système, un pays à bout de souffle s’effondre, ce sont toutes ses institutions qui finissent par mordre la poussière : après l’institution politique totalement corrompue, l’institution policière totalement pervertie, les médias institués totalement aux mains d’une caste de voyous, c’est au tour de la justice d’être définitivement en charpie.

Rien ne peut plus redresser ces institutions délabrées, l’institution judiciaire française pas plus que les autres. Le dernier Code civil date, nous dit-on, de Napoléon Bonaparte. En réalité, celui-ci n’a fait que promulguer en 1804 un texte déjà entièrement rédigé par les révolutionnaires de 1789, avant sa calamiteuse intronisation impériale (pourquoi Napoléon 1er, qui ruina totalement son pays et finit à 51 ans comme un rat à Saint-Hélène, me rappelle-t-il si irrésistiblement le freluquet actuel de l’Élysée ?).

Aujourd’hui, seule une nouvelle révolution pourrait remettre en place un nouvel appareil judiciaire nettoyé de ses éléments dévoyés, réécrire entièrement le Code, c’est-à-dire l’ensemble des règles qui déterminent le statut des citoyens et régissent les relations entre ceux-ci. C’est à ça que sert une révolution, à faire table rase d’un passé dissolu pour construire un futur acceptable. La précédente révolution date d’il y a 230 ans. L’état déplorable de notre justice est une raison de plus de passer à la prochaine.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.