La multiplication des émeutes dans le monde ou le chaos incontournable

La multiplication des émeutes dans le monde ou le chaos incontournable

Vous voulez un autre signe avant-coureur de l’effondrement civilisationnel mondial ? Listez le nombre de soulèvements populaires qui explosent aux quatre coins de la planète en ce moment :

  • émeutes en Catalogne :

  • émeutes au Liban :

  • émeutes au Chili :

  • émeutes en Équateur :

Sans oublier :

  • le soulèvement des Gilets jaunes depuis bientôt un an en France
  • le mouvement XR (Extinction Rebellion) en Europe
  • les manifestations pro-climat massives dans le monde entier
  • les émeutes à Hong Kong

J’en passe, j’en oublie… et je ne compte pas les prochains soulèvements qui ne manqueront pas de se produire ! Il faut les yeux bien merdeux des éditorialistes de la presse de propagande pour affecter de ne se rendre compte de rien et regarder hystériquement ailleurs (du côté du voile islamique, par exemple).

La multiplication actuelle des émeutes populaires peut aussi être considérée comme une évolution positive des choses

Car la multiplication de ces émeutes populaires est le signe patent d’un déchirement du consensus social au niveau planétaire. Les émeutes n’opposent pas deux forces politiques organisées antagonistes, mais poussent des mouvements populaires inorganisés contre des pouvoirs qui se croyaient établis.

Ne restent à ces derniers que leurs forces de police, leurs états d’urgence ou leurs décrets de couvre-feu pour tenter de résister à la cocotte-minute populaire. Mais il y a un fossé entre mater quelques insurrections sporadiques isolées et neutraliser un déferlement de plus en plus massif et mondialisé de colères collectives.

Les pouvoirs en place ont un autre handicap majeur : leurs systèmes en charpie sont incapables de circonscrire les crises systémiques qui secouent la communauté internationale… quand d’ailleurs ils ne les ont pas précipitées et envenimées sciemment pour satisfaire les intérêts des classes favorisées qui les financent. Fait notable, la plupart des soulèvements ne surviennent pas pour des raisons d’indignation politique, mais pour des raisons de forte précarisation de la vie quotidienne.

Loin de se résorber, les foyers de contestation ne peuvent que se répandre, s’organiser et pour finir se politiser. Difficile de prévoir l’issue de ces ouragans sociaux. Mais une chose demeure assurée : l’effondrement des vieux systèmes pourris est désormais imminent. Le chaos est hélas le passage obligé pour envisager la possible reconstruction d’une civilisation. À ce titre, la multiplication actuelle des émeutes populaires peut aussi être considérée comme une évolution positive des choses.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.