1. G7 Biarritz côté bunker : Macron en génie de l’auto-humiliation

1. G7 Biarritz côté bunker : Macron en génie de l’auto-humiliation

C’est une règle invariable : les empires meurent autant de l’inanité de leurs derniers dirigeants que des coups de boutoir des barbares. Le dernier G7 n’a pas manqué à la règle avec un champion incontesté de l’auto-humiliation : Macron.

Tout pourtant avait été fait pour que ce sommet des 7 mercenaires du capitalisme finissant soit à la gloire d’un président français à l’image vacillante, écornée par 41 semaines de protestations Gilets jaunes et deux ans de boulettes présidentielles à répétition. Et même si le président US avait cru bon de faire précéder son arrivée par une tonitruante menace de surtaxe « sur le vin français ou sur autre chose ». Mais aucune rebuffade ne saurait arrêter un Macron en pleine opération de com.

Las, c’était sans compter sur le génie auto-destructeur du gringalet de l’Élysée. Figurez-vous que celui-ci s’était mis en tête de s’autoproclamer comme futur porte-parole des six autres dans les négociations avec l’Iran, tellement sûr de son coup qu’il fit annoncer un futur communiqué commun d’intronisation par son quai d’Orsay et invita le chef de la diplomatie iranienne à une visite surprise dimanche après-midi.

La “surprise” ne fut pas du goût de tout le monde. « Bullshit ! » s’exclama le président américain Trump, « je n’ai pas discuté de cela. » La chancelière allemande Merkel fut encore plus cinglante, qualifiant « d’évènement parallèle » la rencontre entre le chef de la délégation iranienne et la délégation française.

De fait, pas de communiqué commun promis, pas de rencontre des 7 avec le diplomate iranien et un quai d’Orsay empêtré dans ces tentatives de justification avant de reconnaître un brin d’imprudence dans ses annonces. Fiasco sur toute la ligne !

Last but not least, vous pouvez toujours compter sur les imbéciles pour mettre un point d’honneur à achever de se ridiculiser. Tout seul ou via leur conjointe. Dans une impayable opération de com foireuse, Brigitte Macron entreprit d’entraîner les six autres “premières dames” dans un champ de piments – entouré par un fil de fer barbelé ! – en robes princières, talons aiguilles et petit panier concon de circonstance.

=> À suivre : 2. G7 Biarritz côté barbares : les Gilets jaunes renversent Macron

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.