14 juillet : le jour où les Gilets jaunes humilièrent une seconde fois Macron

14 juillet : le jour où les Gilets jaunes humilièrent une seconde fois Macron

Titre vu dans la presse US (Zero Hedge) à l’issue de ce 14 juillet :

« Paris Violence Worst In Months As Yellow Vests Clash With Police On Bastille Day » (la pire journée de violences depuis des mois avec le clash des Gilets jaunes contre la police le jour de célébration de la prise de la Bastille).

Ils avaient pourtant tout fait pour les enterrer, les invisibiliser, en nier l’existence. Et voilà que les diables en jaune ressurgissent de leur boîte, infligeant au président Macron sa seconde retentissante humiliation en huit mois de soulèvement. Une déculottée mémorable, un jour de fête nationale, sous les yeux du monde entier, mais pas ceux de nos médias merdeux. Zero Hedge :

« En dehors de l’AFP et de RT (Russia Today, ndlr), la MSM (médias mainstream) a largement ignoré ces manifestations. »

Le comportement policier brilla lui aussi par son absurdité. Zero Hedge :

« Il est à noter que de nombreux manifestants ne portaient pas de gilet jaune, car tout le monde était empêché d’entrer dans la zone de rassemblement. Au lieu de cela, ils portaient des ballons jaunes. »

Et que firent les flics ? Il se précipitèrent pour crever les ballons ! Plus grotesques, plus pitoyables, tu meurs.

Moins rigolo, une mère de famille perdit un œil après un tir de LBD et un salaud de flic tenta d’empêcher les secours d’accéder à un homme victime d’un grave malaise cardiaque au prétexte que celui-ci aurait (selon ce salopard) simulé.

Ainsi va le cours tumultueux d’une révolution. Mais en ce 14 juillet 2019, après la déstabilisation spectaculaire de novembre/décembre 2018, les Gilets jaunes ont incontestablement marqué un second point décisif contre un pouvoir dépassé.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.