Attaquer le cœur nucléaire de la caste capitaliste responsable du désastre

Attaquer le cœur nucléaire de la caste capitaliste responsable du désastre

Après six mois d’un galop d’essai réussi, les Gilets jaunes doivent désormais s’en prendre aux véritables responsables du désastre qui frappe notre pays : la caste capitaliste et son clergé médiatique.

Cette caste de prédateurs, ivre du cumul des richesses et des pouvoirs, est clairement identifiée par des études sociologiques comme celles des Pinçon-Charlot. C’est cette classe dominante qui s’est appropriée aujourd’hui les trois catégories de richesses décrites par Monique Pinçon-Charlot dans la vidéo ci-dessous (voir au moins les 41 premières minutes de l’interview) : la richesse économique (la fortune), la richesse culturelle  (le marché de l’art, les sociétés de ventes aux enchères, les grands lycées, les grandes écoles…), la richesse sociale (les ministres, les hauts fonctionnaires, les grands patrons…).

Ce sont les membres privilégiés et protégés de cette oligarchie qui fomentent en toute impunité leurs complots de classe dans leurs cercles très privés : le Cercle de l’Union interalliée (33 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris [photo]), le Jockey-Club (2 rue Rabelais, Paris), le groupe Bilderberg, les innombrables « rallyes » pour privilégiés, les chasses à courre… Ce sont eux qui se sont appropriés les instituts de sondages et les médias par lesquels ils manipulent l’opinion publique sous couvert d’une démocratie dévoyée. Ce sont eux qui déterminent la Pensée unique et codifie le langage autorisé en dehors duquel toute expression est interdite : « La violence, vous condamnez la violence, n’est-ce pas ? »

Signifier à la caste et à ses chiens de garde médiatiques que leur temps est révolu et qu’ils vont devoir rendre des comptes

C’est au cœur nucléaire de la caste que les Gilets jaunes doivent désormais s’attaquer (plutôt qu’à leurs outils de production en grande partie délocalisés et difficilement contrôlables sur la durée). C’est ce « capital symbolique » de la classe dominante (celui qui fait que l’autorité hiérarchique de ses membres est naturellement reconnue, même à contrecœur) qu’il faut aujourd’hui démanteler, leur pensée unique et leur langage codé qu’il faut faire exploser (« Non, nous ne condamnerons pas les violences de citoyens en état de légitime défense ! »). « Il faut personnifier les capitalistes », dit Monique Pinçon-Charlot. En clair les nommer et les montrer d’un doigt accusateur.

Regardez l’impact dévastateur qu’a eu sur la caste la sortie du livre de Juan Branco, Crépuscule, qui livre en pâture au public les agissements de ce petit monde interlope. Regardez leur trouille quand les premiers actes des Gilets jaunes débordaient d’une vigueur menaçante. Rappelez-vous comment la Révolution française est parvenue à triompher : lors de la Nuit du 4 août 1789, quand furent abolis les privilèges de la classe dominante d’alors et de son chien de garde de l’époque : le clergé.

C’est la collusion entre l’oligarchie dominante capitaliste et son clergé médiatique qu’il faut aujourd’hui pulvériser. Marquer la caste et ses chiens de garde à la culotte, ne plus les laisser respirer, ne plus répondre à leurs injonctions, ne plus les craindre, ni les respecter. En six mois et trente actes, les Gilets jaunes ont bouclé la première partie de leur mission : en montrant le réveil du peuple, en ralliant l’opinion publique, en se bâtissant une conscience politique. Il est temps de passer à la deuxième étape de ce scénario révolutionnaire : signifier aux prédateurs et à leurs chiens de garde médiatiques que leur temps est révolu, qu’ils vont devoir rendre des comptes pour tout le mal qu’ils ont fait. On pourra alors parler dans les livres d’histoire de la Deuxième Révolution française.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.