Obama en son désert des Tartares terroristes

Alors comme ça, il paraît qu’Obama et ses barbouzes espionnent nos vies privées à travers les réseaux dits sociaux, Facebook, Google, Skype… Certains de mes congénères s’en émeuvent, s’en indignent, hurlent à Big Brother. Personnellement, je m’en contrefous. Big Brother Barack me ferait plutôt pitié.

Parce que enfin, que voulez-vous qu’il en fasse, Obama, de ces milliards de milliards de petits secrets ? Combien d’yeux et d’oreilles (oublions les intelligences) de barbouzes pour exploiter ces trillions de trillions d’informations, en ces temps de restrictions budgétaires sauvages pour cause de « fiscal cliff » ?

Les arroseurs arrosés

Rappelons-nous que le bon vieux KGB soviétique mourut lui-même étouffé sous les millions de fiches qu’il avait accumulées contre ses concitoyens.

Aucun de leurs fichus services secrets n’a été foutu d’enrayer les méfaits des deux tordus de Boston ou de notre Merah national, alors que ceux-là agissaient à leur nez et à leur barbe. 

En fait de « vies privées » spoliées, pour l’heure, ce sont celles de leurs officines d’espions et de leurs diplomates qui ont été mises à la lumière cruelle du jour, via le web et Wikileaks.

Et ce sont les Anonymous qui foutent la pagaille dans les ménages institutionnels de ces arroseurs arrosés.

Ont-ils été capables d’anticiper et de prévenir les révolutions arabes ? À qui donc servirent les réseaux sociaux lors de la chute ou de la fuite éperdue de leurs tristes potentats locaux, les Moubarak, les Ben Ali ?

Obama dans le rôle de Giovanni Drogo

Aujourd’hui, ce sont les vieux empires obamesques ou les dictatures à la chinoise qui craignent le plus les toiles d’Internet. Pire : ils ne peuvent même pas les bloquer sauf à paralyser tous leurs propres échanges commerciaux, leurs magouilles financières, les QG de leurs stupides badernes.

Je suis un peu peiné de voir certains de mes compagnons s’émouvoir autant et s’indigner si facilement de ces manigances crapoteuses qui tiennent d’ailleurs du secret de Polichinelle. Les sujets ont-ils tant besoin de se persuader de la toute-puissance des maîtres qu’ils prétendent exécrer ?

Vous savez à qui ils me font penser, Obama et ses barbouzes pris la main dans le sac comme de sales gamins ?  À Giovanni Drogo et à ses spadassins, égarés dans leur forteresse rongée par les sables du désert des Tartares, attendant l’assaut d’un improbable ennemi.

Sans voir que c’est leur propre folie qui va assurément les tuer, tandis qu’une poussière de bêtise crasse recouvre leur monde naufragé. 

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.