Censure sur les réseaux sociaux : comment lui échapper

Censure sur les réseaux sociaux : comment lui échapper

On fait grand cas de censure sur Facebook et sur Twitter. Et ce n’est pas la rencontre récente entre Mark Zuckerberg et Macron qui risque de rassurer. Mais pas de panique, des moyens subsistent pour lui échapper, la contourner, la subvertir !

D’abord, il faut relativiser la portée de l’inquisition mainstream sur les deux principaux réseaux sociaux. Effective certes, mais bien loin d’avoir éteint l’incendie subversif qui s’y répand à la vitesse d’un cheval hypersonique. Rien qu’à propos du soulèvement des Gilets jaunes, il suffit d’aller sur la multitude de groupes et de pages concernant les agissements des émeutiers pour constater que le feu continue d’y joliment brûler et qu’il sera difficile à contenir.

C’est que les responsables des entreprises qui gèrent les réseaux sociaux connaissent le même problème que tous les chefs d’entreprises : un manque criant de personnel pour manipuler les ciseaux. La première solution pour parer aux tentatives de censure des réseaux sociaux existants n’est donc pas de les fuir, mais de les inonder de plus bel en multipliant les foyers d’incendie.

Il faut aussi penser à agir malin. Quand on parcourt les différents fils de Facebook et Twitter, on se dit que certains cherchent vraiment les bâtons pour se faire battre. Rappelez-vous cette règle simple : s’il est permis d’attaquer durement ce que fait votre adversaire – « ce qu’a fait untel est très con »– il est par contre répréhensible d’insulter la personne elle-même – « untel est un sale con parce qu’il a fait ça ».

VK et Telegram : multiplier l’utilisation des différents réseaux sociaux existants

Fuir les deux réseaux sociaux principaux au prétexte de quelques cas avérés de censure est contreproductif. Ces réseaux conservent une puissance de feu formidable (70% des lecteurs de mon yetiblog viennent de partages Facebook). Comme dit ci-dessus, ils peuvent encore largement servir et il serait idiot de s’en priver.

Par contre, rien n’empêche de multiplier l’utilisation des différents réseaux sociaux existants. Continuons sur Facebook et Twitter tant qu’ils sont opérationnels, mais ouvrons tout de suite des relais sur les réseaux sociaux alternatifs qui apparaissent. Certains m’ont paru assez décevants à l’usage (Mastodon). Mais deux autres apparaissent qui me semblent beaucoup plus fiables et efficaces :

  • le russe VK, super carré ;
  • Telegram, basé à Berlin, mais fondé aussi par des Russes ; connu pour être plutôt sécurisé et qui commence à prendre une belle ampleur.

Ces réseaux alternatifs sont évidemment loin d’avoir encore la puissance de feu de leurs deux aînés américains. Raison de plus pour les investir sans tarder et leur permettre de se développer. La puissance subversive augmente d’autant qu’on veille à avoir plusieurs fers sur plusieurs feux.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.