Notre-Dame-des-Landes : socialistes, arrêtez vos conneries !

Le Parti socialiste, équipe B du précédent pouvoir, sélectionné par défaut pour pallier la disgrâce populaire de la vedette d’en face, est en train de s’enfoncer dans les profondeurs du championnat, toutes bêtises confondues. Dernière stupidité en date : le projet hautement larzacien d’aéroport à Notre-Dame des Landes. 

Passons rapidement sur les moult inepties techniques de cette imbécillité mégalomaniaque, doublée d’une absurdité tant commerciale qu’industrielle. Exemples à l’appui :

  • le premier aéroport, celui d’avant, n’est même pas aujourd’hui au summum de ses capacités, ni rentabilisé, et quelques travaux de rajeunissement de son aérogare suffiraient amplement à satisfaire aux besoins de la région ;
  • les compagnies aériennes sont amenées à réduire en urgence leur voilure du fait de la baisse du trafic ;
  • et les choses ne sont pas prêtes de s’arranger, vu l’assèchement des réserves de pétrole et autres précieuses ressources naturelles.

Passons sur les désastreuses conséquences écologiques d’une telle entreprise. Et examinons l’étendue des dégâts politiques.

Un crash douloureux en perspective

Décidément cette équipe de bras cassés, d’amateurs approximatifs, rate tout ce qu’elle entreprend… mais réussit avec éclats à se mettre tout le monde à dos en moins de temps qu’il faut à un quinquennat pour le dire :

  • les militants des causes trop souvent perdues, soudain ragaillardis par la perspective d’un nouveau Larzac ;
  • les populations locales excédées et prêtes à gonfler les rangs des premiers cités ;
  • quelques élites en souffrance, impatientes de se donner une nouvelle aura en cette période de désintégration généralisée — ainsi de ces élus d’EELV partis en Don Quichotte bretonnisants conquérir de nouvelles Bastille dans la forêt de NDDL.

Combien de danses bouffonnes va encore entamer le « ministre du Redressement productif » avant de se rendre compte qu’il a touché le fond du ridicule et le pays avec ?

Combien d’inénarrables gaffes à être multipliées par un Premier ministre de comédie avant de partir sous les lazzis et autres jets d’objets mous, divers et avariés ?

Combien de conférences de presse oiseuses, blagues foireuses en guise de viatique, devra tenir notre président devant son parterre de médias confits en dévotion, avant de s’aviser qu’il ne fait plus rire personne ?

Ho, les socialos, m’est avis qu’avec des conneries comme celle de cet aéroport voué à rester fantôme, c’est à un crash douloureux que vous êtes en train de vous, de nous condamner.

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