La stratégie de l’épuisement pour dynamiter l’ultime rempart autour du pouvoir : la police

La stratégie de l’épuisement pour dynamiter l’ultime rempart autour du pouvoir : la police

Après avoir perdu la bataille de l’opinion publique, après que le barrage de la propagande médiatique se soit effondré, le pouvoir affaibli n’a plus guère que sa police comme dernier rempart. Un rempart que les Gilets jaunes pourraient bien parvenir à dynamiter.

Vous connaissez l’histoire du combat des Horaces contre les Curiaces, ou comment les premiers vinrent à bout des seconds en les faisant courir ? Eh bien, cette stratégie de l’évitement et de l’épuisement pour faire tomber le dernier rempart policier du régime pourrait bien se révéler diaboliquement redoutable. Ils sont lourds, vous comprenez.

Bordeaux la victoire 02.03.2019Un jeune citoyen prend une balayette par un CDI et réussi a prendre la poudre d'escampette.https://www.youtube.com/watch?v=ZYlluw_vd-s

Publiée par Ach Ouille sur Dimanche 3 mars 2019

Les prendre de front, ce serait aller au carnage, un peu comme présenter son gilet jaune face à une colonne de chars d’assaut en mouvement. À la fin, c’est les chars d’assaut qui gagnent.

Parier sur leur intelligence, attendre qu’ils déposent les armes et rejoignent les rangs des émeutiers, c’est peine et temps perdus. Ce petit miracle n’est arrivé qu’une fois dans l’histoire récente, au Portugal. Des types qui vous tapent dessus, comme le Curiace gifleur du débit de tabac [photo d’en-tête], ce sont des brutes, pas des ralliés potentiels.

Mais les faire courir, surgir là où ils ne l’attendent pas, comme lors de l’acte 6 où les Gilets jaunes envahirent Montmartre quand les robocops les attendaient sur les Champs-Élysées, les épuiser de samedi en samedi, les faire suer sous la fournaise de l’été dans leurs armures de caoutchouc, les priver de tous leurs weekends y compris en juillet et août s’il le faut, pourraient s’avérer payant à terme.

Quand ils seront à bout de souffle, lorsqu’ils se seront mis en arrêt maladie par compagnies entières, comme tout récemment celle de Saran dans le Loiret, là oui, les Gilets jaunes pourront peut-être commencer à discuter avec les hommes en bleus. De la façon d’aller chercher les assiégés de la caste déchue pour les conduire devant un tribunal populaire, par exemple, et leur faire payer les souffrances et les humiliations que ces salopards ont fait subir au peuple.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.