Après la conférence de presse présidentielle : le risque poing dans la gueule d’une insurrection

Après la conférence de presse présidentielle : le risque poing dans la gueule d’une insurrection

Ça va, vous avez compris ? Facile pour un chroniqueur de commenter les interventions du président Macron : rien dedans, rien à en dire. La dernière encore plus que les autres.

Plus de cinq mois de révolte populaire, plus de deux mois de « Grand débat » pour en arriver là : à rien !

« Grand débat, grand blabla, une fois la fumée dissipée (ah mais c’est ça qui pue comme ça!), on a vite résumé le bouzin : le banquier Macron continuera de faire ce pour quoi il a été placé (“par effraction” selon ses propres mots) là où il est, c’est-à-dire protéger l’oligarchie dont il est issu, la faire bénéficier du capital d’état qu’il pille, finir de massacrer le modèle social historique du pays, mépriser et réprimer toute expression populaire. Fermez le ban » (Bob Solo sur son mur Facebook).

Désormais, l’initiative est à la rue et celle-ci n’a plus rien à perdre

Plus fort que « le risque déceptif », pointé mi-mars par le premier ministre Philippe sur la défensive, c’est le risque poing dans la gueule, celui d’une insurrection, qui pourrait très vite prévaloir après la conférence de presse totalement vide du président Macron.

Car désormais, l’initiative est à la rue et celle-ci n’a plus rien à perdre. La rue ne peut plus ignorer qu’elle n’a strictement rien à attendre du pouvoir mis en place par l’oligarchie des riches. Le président Macron le lui a clairement signifié ce soir.

Alors de deux choses l’une : ou bien les Gilets jaunes passent la vitesse supérieure et trouvent un moyen de dégager la bande de prédateurs qui squattent les institutions de la République pour rendre le pouvoir aux citoyens, ou bien c’en est définitivement fini de nos rêves et de nos espoirs de vie meilleure.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.