« Si je peux me permettre, le rouge vous va très bien » : harcèlement sexuel selon la FI ?

« Si je peux me permettre, le rouge vous va très bien » : harcèlement sexuel selon la FI ?

Ayant quitté la France insoumise en décembre 2018 après la calamiteuse convention de Bordeaux, autant dire que je me fous du divorce Guénolé/FI. Mais une chose m’interpelle : le motif de harcèlement sexuel évoqué pour la mise à l’écart du politologue.

On apprend ce matin que le motif d’enquête retenu contre Thomas Guénolé par « la cellule de veille et de vigilance de La France insoumise » pour des « faits pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel » serait le suivant :

« Dans un article publié par Mediapart, la jeune femme qui a alerté le mouvement, une étudiante, dénonce des compliments sur sa “voix”, sa “présence” et dit s’être “sentie mal à l’aise” à plusieurs reprises. Dans un mail d’avril 2017, Thomas Guénolé lui a écrit : “Si je peux me permettre, le rouge vous va très bien.” » (Libération du 18 avril 2019).

Des « faits » remontant à avril 2017

Euh, un compliment sur le « rouge » qui « vous va très bien », c’est ça qui est considéré comme un fait « pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel » par le « comité de vigilance » de la France insoumise ? Sérieux, les gars, vous n’avez rien d’autre ? un petit attouchement ? une tentative de baiser forcé ? une intimidation caractérisée par abus de position ?…

Plus troublant encore, les faits qui auraient mis si « mal à l’aise » cette étudiante de Sciences Po dateraient d’avril 2017. Tout ce temps pour « enquêter » ? Tout ce temps pour soudain révéler l’affaire, comme par hasard juste après le communiqué de rupture de Thomas Guénolé ? Vous vous foutez du peuple, les gars ?

Vous remarquerez que j’ai mis toutes mes infos au conditionnel. La « cellule de veille et de vigilance », le « comité électoral » de la France insoumise ont intérêt à trouver autre chose contre Guénolé si ses membres ne veulent pas passer pour des crétins. Pire, des salauds.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.