Incendie d’une cathédrale, destruction d’un arc de Triomphe : l’atroce hiérarchie du malheur

Incendie d’une cathédrale, destruction d’un arc de Triomphe : l’atroce hiérarchie du malheur

Dans un monde normal, personne n’aurait à s’offusquer de l’élan planétaire qui a lieu après l’incendie d’hier soir. Mais il ne vous aura pas échappé que ce « monde » est tout sauf « normal ».

Au contraire, pour beaucoup cette vague d’émotion et de témoignages de solidarité met une fois encore en lumière des injustices flagrantes, des inégalités insupportables, un deux poids deux mesures révoltant, des arrières-pensées et des calculs cyniques. Il en découle à nouveau une violence symbolique difficile à ignorer.

Pourtant rien n’est vraiment comparable ; pourtant on ne peut s’empêcher de comparer. On ne peut s’empêcher de constater ce que déclenchent certains évènements dramatiques, quand d’autres drames semblent laisser indifférent.

On se demande alors qu’est-ce qui a de la valeur et qu’est-ce qui n’en a pas. Ou n’en a plus désormais. Comme, tout simplement, la vie humaine. On aimerait en effet qu’autant de générosité, d’empressement, d’efficacité et de fraternité se déploient face à d’autres urgences et d’autres catastrophes. Les exemples hélas ne manquent pas.

Ainsi, l’Arc de Triomphe des Gilets jaunes de Villeneuve-sur-Lot vient d’être détruit par les « autorités ». Les copains milliardaires de Macron financeraient volontiers sa reconstruction, mais ils sont un peu juste en ce moment…

Autodidacte en tout, café-théâtre, chanson française (auteur-compositeur-interprète), sculpture, photo, écriture, et même agriculture, en rupture de ban avec "le système", je me cantonne désormais à produire de la pensée et de l'émotion. Je n'attends pas de jours meilleurs (ils seront pires) mais j'en fabrique comme je peux...