Royal Bank of Scotland : fermée pour raison de santé

Quelle drôle d’histoire vraiment, ce bug informatique incroyable qui paralyse la Royal Bank of Scotland (RBS) et l’empêche d’honorer les retraits d’argent, les virements, les paiements de factures, le versement des salaires… Une banque en arrêt prolongé pour raison de santé informatique !

Patatras, plus un radis

Un petit bug informatique de temps en temps, passe encore. Ce ne serait ni le premier, ni le dernier. Mais celui-ci sévit depuis une semaine ! HUIT JOURS ! Des millions — oui, des millions ! — de clients touchés. Et qui gueulent sec !

Imaginez, vous voulez faire votre marché. Vous vous rendez au distributeur pour tirer ces espèces qui plaisent tant aux marchands de quatre saisons. Et là, patatras, plus un radis. Pire, plus une salade, plus un kilo de carottes, plus une livre de cerises ou une barquette de fraises à vous mettre sous la dent. Vous gueulez, c’est normal.

Que je vous dise, cette Banque royale d’Ecosse, seconde du Royaume-Uni et d’Europe, est celle qui a déjà dû être sauvée in extremis du naufrage par les autorités britanniques en 2008. Au prix de 30 000 victimes, salariés jetés par-dessus bord.

Non, non, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Que le bug informatique a bon dos. Un peu comme celui qui empêcha, en fin d’exercice 2011, nos pouvoirs publics d’honorer les soldes de quelques braves gendarmes, pompiers, pioupious. Rien qu’un logiciel qui merdouille, les gars, paniquez pas !

Mauvaise langue

Allez, ne me dites pas que vous n’avez jamais essayé, vous aussi, d’abuser de ce stratagème grosses ficelles. Les lettres postales de rappel comminatoires ? Pas reçues, c’est dingue ! Les mails fulminants avec demande d’accusés de réception ? Flingués probablement par ce purée d’antispam. Les messages téléphoniques incendiaires ? Euh, j’ai perdu mon portable.

Bon, d’accord, je suis mauvaise langue ! Imaginons que tous ces gens énervés soient de bonne foi. Que mon esprit échauffé fasse court-circuit. Une panne informatique et c’est tout, une vraie. Point. Rien d’autre. Mais enfin, huit jours, avouez que ces malheureux concours de circonstances font vraiment mauvais genre…

Regardez donc la confusion qui règne chez nos voisins grecs, à la veille d’un (énième) « sommet crucial » européen les 28 et 29 juin à Bruxelles. Un premier ministre et un ministre des Finances hors-jeu d’entrée, l’un pour un bobo persistant à l’œil, l’autre pour une << maladie chronique >> qui l’empêcha même de prêter serment. Que de mauvais signes  !

Écoutez, écoutez bien les sirènes des ambulances grecques, espagnoles, britanniques, chypriotes… Voyez ces gyrophares affolés. Lubies de ma part, vraiment ? Ou préfiguration de ce qui va nous dégringoler sur la figure ?

Au feu, les pompiers ! Pimpon, pimpon…

A propos de Pierrick Tillet 3814 Articles
Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.