Face à la « Grande perdition », la démocratie hagarde

Ah crotte, encore ratée ! En Grèce comme en France, la démocratie ne s’est pas montrée plus maline que ces penauds de G8, G20, pour dénouer enfin les fils de cette pernicieuse « Grande perdition ». Majorité absolue pour les socialistes français à leur Parlement. Majorité pour la coalition Nouvelle démocratie/Pasok en Grèce.

Vous me direz, en fait, ça ne va pas changer grand chose. Les méfaits de la « Grande perdition » se jouent des majorités populaires ou des G machinchose. Rassurés les « marchés » ? Même pas, dès le lundi matin, les taux d’intérêt espagnols à 10 ans passaient de 6,82% à 7,13%.

Et ces neuneus de peuples qui cèdent une nouvelle fois aux fantasmes éculés (les promesses de retour miraculeux à la croissance), aux pressions des autorités déconfites (la Troïka), aux peurs primales (les invasions étrangères) !

La sélection naturelle par défaut

Pas grave ! Tout le monde va au bout du compte morfler. Le sort du monde va se jouer dans la douleur, faute de volonté et d’intelligence humaine pour y remédier. Comme d’habitude. Mais c’est une règle du jeu sur laquelle les humains n’ont à l’évidence pas prise. En tout cas, pas majoritairement.

À  défaut de choix politiques responsables, la sélection sera naturelle et procèdera par élimination sauvage. Précarisation aiguë ici, austérité là, famine là-bas, guerre ailleurs ou partout. Tout ça ne sent pas très bon.

Remarquez, vu des planètes lointaines, rien d’autre que des peccadilles aussi anecdotiques que le réveil de nos volcans, nos misérables petits tsunamis ou nos séismes sismiques. Tout est affaire de perspectives. Nous inquiétons-nous, sur terre, des éruptions solaires ? Ou de ces milliers d’étoiles qui se volatilisent dans la nuée ?

Oh, j’en sais qui vont grincer des dents devant d’aussi abominables conclusions, un aussi désolant constat. Pas étonnant, ceux-là sont sous les volcans. Mais c’est comme ça et puis c’est tout ! Moi, si vous voulez bien, je vais continuer à ouvrir de bonnes petites bouteilles à partager entre amis.

Et je vous assure que nulle tristesse, nulle rancœur, nul désespoir n’assombrira notre nectar et nos cacahouètes. Qui lutinera juste ce qu’il faut les fesses des filles. Qui louchera sur les jarrets frémissants des garçons. Mais sans demander qui a voté pour qui. Ça pourrait être un brin débandant.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation.