Euro : Hollande-Grèce, un match nul

Ça ne suffisait pas des autres (Fabius, Moscovici), fallait lui aussi qu’il ramène son grain de sel ! François Hollande vient d’y aller de son conseil aux Grecs avant ce dimanche fatidique du 17 juin :

<< J’ai conscience que les électeurs [grecs] doivent avoir la pleine souveraineté, mais je dois les prévenir que… >>

Vous pouvez  être sûr que lorsqu’une phrase commence par ce genre de miel patelin, ça va se terminer en eau de boudin ! Et de fait :

<< Si l’impression est donnée que les Grecs veulent s’éloigner des engagements qui ont été pris [l’austérité renforcée, ndlr] et abandonner toute la perspective de redressement [des banques européennes], alors il y aura des pays dans la zone euro qui préféreront en terminer avec la présence de la Grèce dans la zone euro. >>

Mais attention :

<< Je respecte le peuple grec. Il décidera ce qu’il voudra à l’occasion de l’élection du mois de juin, le 17. >>

Après l’Espagne, l’Italie, le tour de France

S’est trompé de législatives, celui-là ! Encore pire que ce qu’on pouvait craindre dans le genre menace faux-cul. Et alarmant pour ce qui nous reste à craindre, nous Français.

Car nonobstant les appels répétés à la croissance de notre cher président, cette peau de vache de « Grande perdition » est en train de continuer benoîtement ses ravages. Après la Grèce, après l’Irlande, le Portugal, l’Espagne que l’agence Moody’s vient de brutalement rétrograder malgré un plan de sauvetage à 100 milliards (en-dessous, t’as plus rien !), voici au tour de l’Italie de boire le bouillon.

D’ailleurs, son président du Conseil, Mario Monti, démocratiquement nommé par la Troïka infernale (BCE, Commission européenne, FMI), vient de le reconnaître :

<< L’Italie, même à l’avenir, n’aura pas besoin de l’aide du Fonds de soutien de la zone euro. >>

Vous pouvez être sûr que lorsqu’un chef d’État ou de gouvernement européen claironne à s’en égosiller qu’il n’a pas besoin d’aide, c’est que son pays est déjà en train de couler (avec force grimpette de ses taux d’intérêt). Ils nous ont tous fait le coup, tous ! Le Grec, l’Irlandais, le Portugais, l’Espagnol…

Et à qui le tour, après l’Italie ?… Mais qu’importe à notre brave Hollande qui, en un petit mois de règne, a juste réussi le tour de force de passer pour un benêt. Les médias du microcosme, rigolards, guettent incessamment le tweet de soutien de miss Trierweiler à Alexis Tzipras, leader de ce Syriza qui leur fait tant peur.

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