Le succès du livre de Juan Branco illustre la perte d’influence considérable des médias

Le succès du livre de Juan Branco illustre la perte d’influence considérable des médias

‌Regardez bien le document ci-dessous. Il s’agit du classement des 20 meilleures ventes de livres dans la catégorie essais/documents établi par Edistat pour la semaine du 18 au 24 mars. Le livre de Juan Branco, Crépuscule,  y figure en 1ère position dès sa première semaine de mise en vente : plus de 70.000 exemplaires déjà vendus.

L’exploit y est d’autant plus notable que :

  • Crépuscule n’a bénéficié d’aucune couverture critique dans aucun des « grands médias », sinon pour s’y faire descendre en flamme, de même que  son auteur ;
  • avant d’être publié en version papier par un éditeur courageux (Le Diable Vauvert), le texte de Juan Branco avait déjà été mis gratuitement en ligne et téléchargé plus de 100.000 fois – y compris sur ce yetiblog où sa lecture avait été de plus proposée en un feuilleton de 23 épisodes.

7 des 20 meilleures ventes de documents/essais réalisées par des ouvrages méprisés, sinon boycottés par les « grands médias »

Mais le classement Edistat des documents/essais réserve d’autres surprises significatives. On y trouve aussi :

Ce pays que tu ne connais pas, de François Ruffin, en 7ème position après 5 semaines de mise en vente ;
La Victoire des vaincus – À propos de Gilets jaunes, d’Edwy Plenel, 10ème en semaine 1 ;
Une autre fin du monde est possible, de Pablo Servigne, 13ème en semaine 3 ;
Histoire de ta bêtise, de François Bégaudeau, 15ème en semaine 9 ;
Mes biens chères sœurs, de Chloé Delaume, 19ème en semaine 1 ;
Le Président des ultra-riches, des Pinçon-Charlot, 20ème en semaine 7.

Bref, sur les 20 meilleures ventes en catégorie documents/essais, on trouve 7 ouvrages traitant de sujets politiques en marge de la pensée unique, au point de n’avoir eu droit qu’à une couverture médiatique réduite à son strict minimum.

Sur ce point, on remarquera que le livre des deux « startupers » macroniens, Amiel et Emelien, Le Progrès ne tombe pas du ciel, publié par Fayard (du groupe Lagardère) et sorti la semaine d’après avec un plan com’ médiatique ébouriffant, n’arrive en 1ère semaine qu’en 69ème position du classement Edistat tous genres confondus, quand Crépuscule y occupe la 17ème place (2ème semaine).

La constat est limpide :

  • la perte d’influence des médias mainstream sur les Français est considérable ;
  • tout sauf cons, les lecteurs français ont entrepris une lente maturation politique qui les préserve de plus en plus de l’influence éditocratique.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.