Affaire Legay : le comportement erratique, grotesque et dérisoire d’autorités dépassées par les évènements

Affaire Legay : le comportement erratique, grotesque et dérisoire d’autorités dépassées par les évènements

La leçon la plus éclairante dans cette affaire Legay, outre la saloperie ordinaire d’autorités acculés, c’est leur immense connerie. Même plus foutus de monter une intox  sans se faire aussitôt poisser comme des couillons.

On ne présente plus Geneviève Legay, 73 ans, cette militante d’Attac et Gilet jaune, qui s’était retrouvée baignant dans son sang samedi 23 mars à Nice après une charge policière.

Même pas nous ! avait hurlé la maréchaussée en protestant de son innocence. Et les z’autorités de voler à leur secours :

« Cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre » (Emmanuel Macron).
« Après analyse des images, elle n’a pas été touchée par les forces de sécurité » (Jean-Michel Prêtre, procureur de Nice).
« Je sais que ce n’est pas dans un heurt avec la police, elle a trébuché » (Christian Estrosi, maire de Nice).

Salopards et cons à la fois

Et puis patatras, une vidéo inédite montrant la scène de « l’accident » sous un autre angle renvoyait les bonimenteurs à leurs tristes salades :

D’autres éléments allaient confirmer la déroute des autorités dans leur tentative désespérée de sauver les apparences :

  • l’interdiction faite par des policiers aux street medics de porter secours à la victime sous le regard des objectifs photos ;
  • la lamentable tentative de subornation de témoin par des policiers qui, après s’être introduits dans la chambre d’hôpital de Geneviève Legay, tentèrent de lui faire dire « qu’elle aurait été poussée par un caméraman » ;
  • l’interdiction faite à une équipe de journalistes de l’émission Quotidien d’accéder à la chambre de Geneviève Legay malgré l’accord de cette dernière et de sa famille…

La panique d’autorités complètement dépassées par la situation affecte non seulement leur esprit, mais aussi leur comportement au point de le rendre erratique, grotesque et carrément dérisoire.

– Ah merde, chef, on va encore nous traiter de salopards.
– Pas grave, on est couvert par le Président.
– Alors là, c’est pire, chef, on va en plus passer pour des cons !

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.