Nouveau : François Hollande n’a « rien contre les riches »

François Hollande, candidat socialiste préféré des sondages et des « utilitaires » anti-sarkozistes, s’est encore distingué. Après avoir été multiplier les ronds de jambes devant ses « adversaires » de la City de Londres, le voilà qui déclare sa flamme aux riches.

Ça se passait dimanche 13 mars sur la chaîne M6 dans l’émission Capital (forcément, avec un titre pareil…) Notre flamboyant représentant « de gauche » pédala avec entrain pour trouver quelques vertus cardinales aux assujettis à l’ISF.

Vents tournants

<< Moins payer d’ISF en investissant dans les PME, ce mécanisme sera conservé. >>

Faudrait savoir ! Huit jours plus tôt, le même déclarait vouloir taxer à 75% ceux qui gagnaient plus d’un million par an. Sauf s’ils investissent dans les PME ?

Il faut dire que cette « mesure phare » ne figurait pas dans le programme en 60 points triomphalement officialisé par l’impétrant moins d’un mois avant. Alors que la « mesure-phare » précédente — la fusion impôt sur le revenu/CSG — y était prudemment reportée << à terme >>.

Si vous voulez connaître les intentions de ce virevoltant candidat, ne l’écoutez pas, vérifiez le sens du vent. Les mauvais esprits se rappelleront qu’en 2007, le même déclarait : << Je n’aime pas les riches >>.

Oh, bien sûr, lors de l’émission Capital, François Hollande s’attacha à sauver quelques apparences pour ne pas froisser tous les électeurs potentiels qui avaient la chance d’échapper à l’impôt de ses « meilleurs ennemis » (avec ceux de la finance internationale).

Les riches, ces entrepreneurs

<< J’ai une dent — si je puis dire — contre le candidat sortant qui, avant de terminer son mandat, a allégé l’ISF alors que les Français vont payer une hausse de la TVA. >>

Responsable : non, non, pas les riches, mais juste le candidat de Villepinte. Car, chassez le naturel…

<< Je n’ai rien contre les riches. Je considère qu’on a besoin des entrepreneurs, d’avoir des innovateurs, d’avoir des créateurs. >>

Vous avez bien lu : pour cet ineffable candidat « de gauche », l’esprit d’entreprise, le goût de l’innovation et de la création sont assimilés à la possession de richesses. On dirait du… du Sarkozy !

Les « entrepreneurs » innovants et créatifs en question, qui se dorent la pilule dans les paradis fiscaux en rinçant les entreprises avec des taux de profit à deux chiffres, doivent sacrément se marrer.

A propos de Pierrick Tillet 3739 Articles
Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.