Gilets jaunes acte 16 : visibilité persistante des Gilets jaunes, usure manifeste des forces de l’ordre

Gilets jaunes acte 16 : visibilité persistante des Gilets jaunes, usure manifeste des forces de l’ordre

Deux leçons sont à tirer de l’acte 16 des Gilets jaunes le 2 mars : la visibilité persistante du mouvement GJ sur le terrain, l’usure des forces de l’ordre.

Une fois de plus, les Gilets jaunes auront confirmé l’enracinement durable, incontestable de leur mouvement sur le terrain. Les images qui circulent en nombre sur les réseaux sociaux – à défaut de franchir le barrage médiatique mainstream – en témoignent.

Présence non seulement une nouvelle fois massive dans les villes de grandes et moyennes importance, mais aussi actions ponctuelles sympas très visibles sur le terrain.

Pique-nique des Gilets jaunes de Vannes le 2 mars 2018

Face à toutes ces démonstrations de puissance, propres à continuer de conserver la sympathie de l’opinion publique, les manœuvres du pouvoir pour tenter de discréditer le mouvement et ses acteurs apparaissent de plus en plus dérisoires et vains. On n’épiloguera pas sur les chiffres de participation donnés par le ministère de l’Intérieur. À force de donner des chiffres ridicules, le ministre Castaner finit par se ridiculiser lui-même au sein de sa propre chapelle :

Forces de l’ordre : la méchanceté des vaincus

Outre l’impuissance du pouvoir et de sa cour à discréditer le mouvement des Gilets jaunes, on notera les signes d’évidente usure des forces de l’ordre (70.000 policiers encore mobilisés ce samedi pour la 16ème fois consécutive).

Toulouse acte 16 : images de policiers exténués

Cette usure se traduit par des actes de violence de moins en moins planifiés et coordonnés, mais sporadiques, absurdes, presque désespérés : la méchanceté des vaincus.

S’en prendre à d’infortunés passants sous les objectifs des smartphones filmant à plein régime, asperger de gaz lacrymogène une personne handicapée dans son fauteuil, frapper quelques personnes âgées par ci par là pour se soulager les nerfs, n’est guère signe de force et de maîtrise, mais de désarroi et d’impuissance.

Une personne handicapée aspergée de gaz lacrymogène à Toulouse pendant l’acte 16

=> photo d’en-tête : Paris Champs-Élysées, acte 16

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.