« Grand débat » : le coup de Pessac ou la triple humiliation d’un président en perdition

« Grand débat » : le coup de Pessac ou la triple humiliation d’un président en perdition

Jeudi 28 février, à Pessac près de Bordeaux, dans le cadre du « Grand débat », le président Macron crut bon de s’inviter à une réunion de femmes. Mal lui en prit…

Le premier épisode de ce triple camouflet, vous devez tous le connaître : une femme, surgie du public, offre un collier avec un gilet jaune en pendentif au président interloqué, qui refuse de l’enfiler, mais est contraint de l’accepter. Si je vous repasse cette vidéo, ce n’est pas pour le plaisir de vous remontrer cette humiliation qui fait le buzz, mais pour que vous vous concentriez sur la pauvreté des réponses du président :

« Je suis le président de toutes les Françaises et de tous les Français… Ce débat pour moi, il est très important et c’est très important que vous puissiez dire les choses… Je vous le redis, je suis le président de toutes les Françaises et de tous les Français… Je suis très content que vous soyez là… Moi, je crois au dialogue… Je considère et j’ai toujours respecté tous les Français… »

En bref, un festival de formules complètement creuses débitées par un personnage en perdition manifeste.

Mais le calvaire d’Emmanuel Macron n’allait pas s’arrêter là. À peine la scène du premier camouflet achevée, c’est vers la trublionne en gilet jaune que se précipitaient les médias, laissant en plan un président désemparé qui s’époumonait à rappeler sa cour à l’ordre pour sauver son show :

« Et je demande aux journalistes qui sont là, on n’est pas dans un show télévisé où il y a des bêtes étranges [la « bête étrange » en question se prénomme Nathalie, ndlr] qui sont plus intéressantes. Je vous invite à reprendre votre place… »

Le coup de grâce allait être donné dans le troisième épisode, quand une journaliste de la chaîne présidentielle, BFMTV, pensa pouvoir mettre en difficulté la factieuse par une question qui tue :

« Mais qu’est-ce que vous demandez, en fait ?
– Ah oui, BFM, alors vous ne savez toujours pas ce que veulent les Français ? Ils veulent vivre !
[Bredouillis de la journaliste de BFMTV]
– Allez, dégagez, BFM, parce que franchement, vous êtes BFMerde !
[Voix blanche de la journaliste] Je ne comprends pas, Madame…
– Ah, vous ne comprenez pas ?! »

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.