Lundi matin : je ne sais pas pourquoi, mais j’ai une pêche d’enfer

Lundi matin : je ne sais pas pourquoi, mais j’ai une pêche d’enfer

Pas que lundi matin d’ailleurs. Depuis quelque temps, j’ai un moral au beau fixe et je ne sais pas pourquoi, tant il y a, me dit-on, de choses à pleurer tout autour. Mais non, une pêche d’enfer !

L’essoufflement des Gilets jaunes ? Ha ha ha, trois mois qu’on nous le clame rituellement chaque semaine. Ces médias qui s’accrochent à leur os pour défendre leur bastion menacé en pratiquant la méthode Coué et en disant n’importe quoi jusqu’au ridicule, ça finit par être si risible que ça me remontrait plutôt les chaussettes que l’inverse !

La « majorité » qui souhaiterait désormais l’arrêt du mouvement des Gilets jaunes ? Ho ho ho, d’abord, il suffit de voir d’où viennent ces sondages : d’instituts aux mains des salopards que les GJ veulent précisément détrôner (Elabe, par exemple appartient à 100% à Bolloré, dont on vit comment il cadenassa aussi Canal + en s’en emparant). Et puis une pseudo « majorité » qui passe du jour au lendemain, en moins d’une semaine, d’un franc soutien (à 70%) à un franc reniement (à 56%), bon…

Ça ne va pas être très politiquement correct ce que je vais vous dire,  mais voyez-vous, ce n’est pas des « majorités », surtout relayées par des Bolloré, qui vont affecter mon moral et impacter la cause que je défends. S’il y avait eu des sondages en 40, je vous fiche mon billet que la « majorité » d’alors aurait souhaité l’arrêt du mouvement de résistance contre l’occupant.

Ruffin, quand il n’a pas le moral, il vous remonte quand même le vôtre

Je suis allé faire un tour de ronds-points ce weekend. Et ce que j’y ai vu, ceux que j’y ai rencontrés, m’ont conforté dans mon euphorie. Après leur acte 15, le mouvement de révolte jaune contre la saloperie, le mépris et l’arrogance est désormais bien enraciné, fait pour durer. Avec le soleil, le beau temps et les premiers bourgeons du printemps, j’ai une pêche d’enfer.

Si je dis ça à mon entourage, ils vont me regarder avec des yeux ronds : « Mais tu es toujours en colère, tu gueules toujours ? » Ben justement, c’est pour ça : la colère, les gueulantes, c’est parce que j’ai une pêche d’enfer ! Une façon de me débarrasser des dernières merdes qui s’accrochent à mes basques, une manière de renverser les derniers pans de murs sinistres qui se dressent encore devant moi.

Entendons-nous, je ne vois pas forcément l’avenir en rose bonbon. Je ne dis pas que les Gilets jaunes vont tout renverser sur leur passage, gagner la guerre contre la saloperie des salopards. Mais je m’en fous, l’important, c’est qu’ils se bougent, qu’ils bougent encore, et moi avec, ha ha ha !

Et même s’il y avait encore quelques saletés de petits nuages sur mon moral au beau fixe, il me suffirait de regarder et d’écouter Francois Ruffin pour balayer les empêcheurs de rayonner en rond. Ruffin, justement, avoue avoir le sien, de moral, un peu dans les chaussettes. Mais regardez-le, écoutez-le : Ruffin, quand il n’a pas le moral, il vous remonte quand même le vôtre !

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.