François Ruffin : « Ce pays que tu ne connais pas »

François Ruffin : « Ce pays que tu ne connais pas »

Le dernier livre de François Ruffin est une grosse bombe qui pète à la gueule du sinistre président de la république oligarchique.

Monique et Michel Pinçon-Charlot : « Un texte très fort, qui va faire très mal à l’intéressé. Tous les mots que François Ruffin a su trouver pour tricoter ensemble l’imposture personnelle d’Emmanuel Macron et celle de l’oligarchie qui l’a fait roi, nous les faisons nôtres. »

Annie Ernaux : « Le livre de François Ruffin, c’est pour moi la réponse à la question : que peut faire la littérature face à l’injustice du monde ici et maintenant ? D’abord donner à entendre ce que les gens vivent. Ce qu’ils disent de leur vie quotidienne, de leurs rêves. Donner à comprendre pourquoi  » la honte privée est devenue colère publique. En s’adressant directement à Emmanuel Macron, il se donne simplement le droit d’interpeller celui qui les a presque tous et de lui demander des comptes au nom de ceux qui ont le sentiment de ne pas exister. »

Éric Vuillard : « Dans ce livre drôle et émouvant, François Ruffin nous conte des vies d’hommes et de femmes ordinaires en parallèle à celle de de notre président. Cela permet de saisir qu’il y a deux manières d’être ordinaire. Une manière qui nous ressemble à tous, qui est la possibilité de la démocratie et la marque de l’universel. Et une manière qui ne ressemble qu’à quelques-uns, et qui relève de la dérogation, d’un petit folklore haut-perché. »

François Bégaudeau : « À vingt ans François a trouvé sa joie, et depuis il s’y est tenu. Parallèlement, Emmanuel, grandi dans le même lycée d’Amiens, choisissait de vivre parmi les riches, loin du réel et de la joie. C’est pourquoi Emmanuel est sinistre. Emmanuel est à plaindre. François écrit : « Je vous ai regardé à la télé : c’était triste. J’étais presque triste pour vous. » Lisons le beau livre de François et prions pour Emmanuel. »

« C’est en correspondant de guerre que François Ruffin nous fait entendre ces voix qui nous sont précieuses »

Gérard Mordillat : « François Ruffin est monté en première ligne de la bataille qui se mène chaque jour sur les ronds-points. C’est en correspondant de guerre qu’il nous fait entendre ces voix qui nous sont précieuses. »

Hervé Kempf : « Tandis que Macron a volé dans les cieux fortunés de l’oligarchie — « il faudrait un Balzac pour vous dépeindre dans ces années-là«  —, tout en amassant une pelote de trois millions d’euros chez Rothschild, Ruffin a été dans l’univers invisible où « les pauvres se cachent pour souffrir« . Il n’a pas, comme Macron, « le désir de s’élever, mais presque de descendre », pour « plonger dans l’âme du peuple« . Mais vous, Macron, « que savez-vous de la vie des pauvres ?« , vous qui dînez régulièrement chez Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France. »

Michel Onfray : « François Ruffin ne fait pas de la politique avec des idées mais avec des hommes : il est du parti des gens et des choses. Quand il parle de la misère, ça n’est pas comme une idée, mais comme un enfer vécu par des gens simples et modestes. »

Frédéric Gros : « Pour moi c’est un livre sur la honte, ou plutôt même sur sur la lente transformation de la honte-tristesse en honte-colère, transformation dont il n’est pas exagéré de dire qu’elle est la condition éthique de tout mouvement populaire consistant. Cette transmutation des affects est le cœur inaperçu de la dynamique révolutionnaire. Ici le livre de François Ruffin lève un voile. »

=> François Ruffin, Ce pays que tu ne connais pas, Éditions Les Arènes, 15 euros. Disponible chez ton libraire, pas chez Amazon et par correspondance à la boutique Fakir.

=> Source : Photo empruntée à Reporterre.


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