Les Verts ou le marigot politique à effet de serre

Avec cette large validation de l’accord pour une mandature avec le PS (en l’absence de leur propre candidate !), les Verts auront en un week-end de folie furieuse pulvérisé la couche d’ozone de la décence politique et du ridicule ! Mais qu’est-ce que j’ai été foutre à adhérer à ce marigot ? Pourtant, ce n’était pas faute de l’avoir subodoré !

Le grotesque vaudeville de cette soumission mercantile me rappelle fâcheusement un billet publié le 7 juin 2010. J’y écrivais ceci :

Manquait plus que celle-là ! Jean-Vincent Placé, second du parti des Verts, parfaitement inconnu du grand public en dehors de son microcosme restreint, y est allé de sa saillie incendiaire à la Allègre, qualifiant Europe Ecologie de « bide total », et Eva Joly de « vieille éthique ».

Ce n’est pas tant la verdeur du propos qui heurte, que sa parfaite incongruité comique dans la bouche du représentant d’un parti qui se distingua par son incapacité chronique à dépasser la barre des 5% lors des échéances importantes (Dominique Voynet réunit 1,57% des voix à la dernière présidentielle) et son inénarrable, interminable géguerre des chefaillons.

Des Verts déjà vieux avant d’avoir été jeunes

Cécile Duflot, dernière officiante en date, s’est déjà glorieusement illustrée par ses formules absconses (« Un projet partagé et décidé en commun [qui] portera de lui-même la naissance, par la transmutation des Verts et la métamorphose d’Europe Écologie ») et la vacuité creuse des tribunes qu’elle dispense aux médias.

Langue de bois surannée d’une déjà vieille force politique avant que d’avoir fini d’être jeune, dans un paysage politique fossilisé.

Autant dire que je ne retire pas une ligne à ce texte ! Après tout, ces quelques boutonneux faux-cul ont (presque) obtenu la seule chose qu’ils cherchaient véritablement : un contrat en CDD de 5 ans à l’Assemblée nationale.

Ah non, quel idiot naïf j’ai été de les suivre, à mon âge ! Ciao, les morveux !

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.