L’effondrement de nos sociétés (riches, industrielles, capitalistes) est désormais notre seule chance de survie

L’effondrement de nos sociétés (riches, industrielles, capitalistes) est désormais notre seule chance de survie

« On marche sur la tête. » Tout le monde a entendu ça des centaines de fois. Pas par hasard. L’expression dit parfaitement ce qu’elle veut dire : globalement ou dans le détail on fait le contraire de ce qu’on devrait faire, on agit à l’inverse de ce qu’il faudrait. Alors si le haut est devenu le bas, pour se remette à l’endroit il faut penser à l’envers de ce qu’on pense.

Avec cet exercice de raisonnement inversé, on peut en conclure par exemple que le risque plus que plausible d’effondrement de nos sociétés (riches, industrielles, capitalistes) est en fait désormais notre seule chance de survie.

Un coup d’arrêt le plus complet possible soulagerait aussitôt l’écosystème global de la pression intenable qu’il subit et signifierait du même coup que ne plane plus sur nous cette effroyable menace aujourd’hui très concrète : une planète définitivement rendue inhabitable pour notre espèce.

Précisons à celles et ceux qui sont dans le déni qu’il est inutile de poursuivre cette lecture. Il s’en trouvera parmi les autres qui demanderont sans doute pourquoi on ne fait rien, en s’y mettant tous, pour éviter ça. On pourra répondre sans détour qu’à ce stade, il est maintenant quasiment impossible « d’éviter ça », et que le «tous ensemble » n’existe pas et n’arrivera probablement jamais.

Mais, enfin débarrassé de ce qui nous détruit, il est encore possible que ce soit pour une aube nouvelle

Les populations des sociétés décrites plus haut devraient sur le champ diviser par deux, trois, cinq ou dix, selon les cas, leur niveau de vie, de confort, et de consommation… de tout. Voilà ce qui n’arrivera pas. Voilà ce que toutes et tous refuseront mis à part quelques poignées de courageux convaincus ici et là. Et ce refus de faire tout ceci volontairement conduira inévitablement à devoir le faire contraint et forcé.

On peut trouver tout ceci alarmiste, ça ne change en rien les faits. Qualifier d’alarmiste un message d’alerte, c’est au final lui rendre hommage et le prendre au sérieux. Tant mieux. Être en état d’alerte intérieurement dès aujourd’hui, c’est se mettre en état d’agir extérieurement dès demain. L’effondrement qui s’annonce nous obligera à renoncer à beaucoup. Renonçons déjà aux illusions et croyances qui ne résistent pas à un examen factuel sincère.

Nous sommes ainsi quelques milliards d’individus engagés sur une voie qui se révèle être une impasse. Cela ne peut signifier qu’une chose : la nécessité de trouver d’autres chemins. Et quoi qu’on en pense, quelle que soit notre « opinion », au fond nous le savons : nécessité fait loi. Mais, enfin débarrassé de ce qui nous détruit, il est encore possible que ce soit pour une aube nouvelle.


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Autodidacte en tout, café-théâtre, chanson française (auteur-compositeur-interprète), sculpture, photo, écriture, et même agriculture, en rupture de ban avec "le système", je me cantonne désormais à produire de la pensée et de l'émotion. Je n'attends pas de jours meilleurs (ils seront pires) mais j'en fabrique comme je peux...