Gilets jaunes round 14 : sonnée, la classe dirigeante perd ses nerfs

Gilets jaunes round 14 : sonnée, la classe dirigeante perd ses nerfs

L’explosion d’hystérie qui frappe la classe dominante au lendemain de l’acte 14 montre que les Gilets jaunes sont en train de marquer des points décisifs.

Tout, ils auront tout tenté, mais aucun des épouvantails qu’ils brandissent pour jeter l’anathème et le discrédit sur leurs adversaires n’aura marché. La diabolisation des Gilets jaunes accusée en novembre d’être sous l’emprise de l’extrême droite, ratée !  La stigmatisation de la violence supposée des vilains Gilets jaunes, ratée ! La tentative d’introduire le venin du problème migratoire sur les ronds-points, ratée !

Les acouphènes de Benjamin Griveaux

Aujourd’hui, profitant de l’agression verbale d’Alain Finkielkraut, le coup grossier de l’antisémitisme, raté ! Mais si, mais si, s’égosille Benjamin Griveaux, le porte-parole de l’Élysée, c’est à la seconde 22 de la vidéo, on entend clairement les agresseurs crier « sale Juif ! », « sale Juif ! »

Il faut croire que Griveaux fut sans doute la proie d’acouphènes [bruits parasites qu’une personne entend sans que ceux-ci existent vraiment, ndlr], car personne n’entendit rien de la sorte, pas même la victime, présente sur place, qui reconnut n’avoir entendu aucun « sale Juif ! » infamant dans la bouche de ses agresseurs. Par contre « sale sioniste », oui et très clairement… sauf que l’intéressé ne l’avait pas volé ! Écoutez donc ces propos d’Alain Finkielkraut sur les enfants de Gaza en juin 2007, écoutez bien :

Vous avez bien entendu ? Les enfants palestiniens de Gaza « qui n’ont aucune place dans le monde », qui sont le fruit d’une « production effrénée d’hommes excédentaires ». Voyez-vous, à ce niveau de saloperie, c’est le fait que notre « académicien » n’ait encore essuyé QUE des agressions verbales qui m’étonne.

L’apoplexie de Gérard Larcher

Il y a une chose que les gens de pouvoir doivent comprendre, y compris ceux de l’opposition de gauche qui s’émeuvent, bouche en cul de poule, des insultes proférées à l’encontre de cet « académicien » de plateaux-télé : quand la colère du peuple déborde, elle ne prend pas de gants (ou alors des gants de boxe).

C’est une chose que le président du Sénat Gérard Larcher a très bien senti, au point de perdre son flegme et de chavirer dans l’apoplexie :

Les supplications d’Agnès Buzyn

Et la ministre Agnès Buzyn de lui emboiter le pas en versant, elle, dans la supplication :

Tiens donc, je croyais que le mouvement des Gilets jaunes « s’essoufflait », qu’il suffisait d’attendre qu’il s’éteigne. Voilà trois mois d’ailleurs qu’à entendre la volaille médiatique déchaînée, le mouvement « s’essouffle ». En vérité, l’acte 14 des Gilets jaunes du 16 février a encore réuni plus de 100.000 manifestants MINIMUM pour 220 évènements répertoriés. Un record inédit par sa longueur et son importance dans l’histoire de notre pays.

Quand les classes intermédiaires rejoindront « ceux d’en bas »

Que reste-t-il à faire aux Gilets jaunes pour remporter leur combat ? Continuer à aligner paisiblement les rounds en avançant sereinement et sans se précipiter sur leurs adversaires. Ceux-là sont à deux doigts du knock-out politique.

Que manque-t-il aux challengers en casaque jaune pour précipiter l’issue de l’affrontement ? Que les classes moyennes, qui assistent au match en les soutenant clairement mais encore trop passivement, montent leur prêter main forte sur le ring. « Il faut que les classes intermédiaires basculent avec ceux d’en bas », explique François Rufin pour justifier la sortie de son film « J’veux du soleil » qui cartonne déjà en pré-projections. Là encore, il suffit d’attendre : les « classes intermédiaires », frileuses par nature, basculent toujours du côté de ceux qui l’emportent, surtout quand ceux-ci ont déjà emporté leur sympathie.

« L’élite » assiégée a raison de trembler et de s’affoler. « Il faut interdire les manifestations », clame le député Éric Ciotti en désespoir de cause. « Il faut que les manifestations qui ont lieu tous les samedis s’arrêtent », implore le président du Medef. Ah oui, et supposez que les Gilets jaunes n’obtempèrent pas ? Quand ils chient dans leur froc, les bourgeois ont du mal à imposer leur autorité.


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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.