Liberté, Égalité, Fraternité : où sont donc ces trois merveilles, que nous courrions à elles ?

Liberté, Égalité, Fraternité : où sont donc ces trois merveilles, que nous courrions à elles ?

Liberté, Égalité, Fraternité, telle est la devise de notre République. On suppose donc que ceci constitue non seulement la boussole de ceux qui dirigent la nation mais bien plus : l’étalon à partir duquel doit être forgée toute décision destinée à s’appliquer collectivement. Alors la question se pose sans détour : où sont donc ces trois merveilles, que nous courrions à elles ? Ont-elles seulement été aperçues, quelque part, plus ou moins récemment, même un bref instant ? Ont-elles seulement existé réellement un jour ? Des témoignages fiables ? Des preuves matérielles ? Quelque chose ?

Comme on dit couramment, c’est joli sur le papier. Mais tout montre et démontre en réalité que notre système converti à marche forcée à l’ultralibéralisme en est l’exact contraire et l’actuel pouvoir en place la négation même. Dès lors, regarder ce pouvoir se prévaloir de cette belle formule tout en la violant en permanence et avec acharnement est la plus tragique farce à laquelle on puisse assister. Et que justement refusent de jouer davantage celles et ceux qui en sont les victimes désormais quotidiennes.

On ne trouvera donc pas trace de ce triptyque dans les faits dramatiques qui s’accumulent ces dernières semaines avec encore plus de force qu’à l’ordinaire. Nulle liberté quand on est interdit de manifestation par tous les moyens y compris les pires et les moins légaux. Nulle égalité quand on proteste parce qu’on ne peut même plus survivre avec quelques centaines d’euros par mois et qu’on est gazé ou éborgné, pour l’avoir dit, par la police d’un président fantoche fabriqué par des milliardaires, fraudeurs du fisc pour la plupart. Nulle fraternité non plus dans la société cauchemardesque que dessine le « projet » macronien affublé de la grotesque appellation de « start-up nation ».

Et c’est précisément ce monde-là, dépourvu de tout ce qui fonde notre Rrépublique même, qui est rejeté, contesté, combattu, honni, haï, tout comme ses promoteurs, au premier rang desquels la marionnette élyséenne qui révèle en cumuler toutes les tares : de l’incompétence politique flagrante à l’arrogance de classe affichée, en passant par les sales combines, habituelles chez ceux à qui on a très tôt transmis la culture de l’impunité comme un des privilèges réservés aux dominants.

C’est précisément pour tenter de restaurer cette République et ce qui est sensé la définir qu’on lutte avec détermination depuis des mois contre l’oligarchie en marche. Parce que ce n’est plus acceptable. Parce qu’un tel détournement des institutions, un tel pillage de l’État, un tel parfum de corruption, un tel déni démocratique, un tel abus de pouvoir, un tel déchaînement de répression, ce n’est plus acceptable. C’est au delà de l’injustice, au delà du scandale. Ce n’est tout simplement plus tolérable. Nous n’en pouvons plus, nous n’en voulons pas. Définitivement.

Autodidacte en tout, café-théâtre, chanson française (auteur-compositeur-interprète), sculpture, photo, écriture, et même agriculture, en rupture de ban avec "le système", je me cantonne désormais à produire de la pensée et de l'émotion. Je n'attends pas de jours meilleurs (ils seront pires) mais j'en fabrique comme je peux...