Oui, Christine Lagarde est la parfaite candidate pour diriger le FMI

Oh, le forcing qu’ils nous font pour imposer la candidature de notre inénarrable ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie réunies au poste laissé vacant par ce malheureux DSK !

Oh, le battage sur les ondes, sur les unes, sur les plateaux-télé inondés des lumières de nos « spécialistes » autoproclamés, pour balayer les dernières résistances (étrangères, forcément étrangères) et renvoyer les pays émergents à leur infantile émergence !

Des supporters toutes tendances de façade confondues

Tout le gratin européen soudain réuni et soudé, toutes tendances de façade confondues, pour propulser une des leurs à ce poste de gendarmette monétaire mondialisée !

Jusqu’à notre Martine Aubry nationale, revendiquée de gauche mais qu’on sent sur ce coup plus proche des ors ministériels que de la poussière de la Puerta de Sol à Madrid !

Qu’importe que Miss Lagarde soit une des seules VIP éclairées :

  • à n’avoir pas pas été fichue d’anticiper la Grande Crise ;
  • à s’être même refusée de la voir passer, quitte à en nier les évidences les plus criantes.

Qu’importe qu’elle soit la représentante d’un pays en voie de banqueroute retentissante, tout comme d’ailleurs ses ardents supporters de la zone euro.

Qu’importe qu’elle se traîne les casseroles de plus en plus brûlantes de l’affaire Tapie.

L’os c’est le FMI, pas son directeur

Eh bien, figurez-vous que je me pose moi aussi en farouche partisan de Madame Lagarde (née Lalouette) à ce poste déterminant de la finance (mafieuse) internationale.

Parce que c’est quoi, le FMI ? Le garde-chiourme, un brin malmené aujourd’hui, de la dictature financière internationale en train de se prendre le gadin.

Alors allez-y, les gars, n’hésitez pas, nommez notre chanteresse de l’optimisme béat (de ridicule) dans le convoi mortuaire du système. Pas grave ! Tant qu’à devoir suivre ce scénario catastrophe, autant se donner des occasions de rigoler !

Ceux qui mégotent, qui suggèrent une AUTRE personnalité, une MEILLEURE candidature à la tête du machin, n’ont décidément rien compris, ou sont encore trop englués dans les vieux schémas du vieux monde agonisant, quoiqu’ils s’en défendent. Comme si, en l’état, le FMI était amendable ou pire, perfectible !

Car l’os véritable, aujourd’hui, c’est le FMI, pas son directeur. Au contraire, cette organisation malfaisante aux services de puissances décaties ne doit, ne peut avoir que ce qu’elle mérite. En ce sens, avouons que notre FMI ne l’aura pas volée, sa Lagarde ! Ha ha ha !

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation.