Le debrief de Maxime Nicolle après l’acte 9 des Gilets jaunes et la lettre du président

Le debrief de Maxime Nicolle après l’acte 9 des Gilets jaunes et la lettre du président

Dans une vidéo diffusée en live ce lundi, Maxime Nicolle (Gilets jaunes) tire le bilan de l’acte 9 du 12 janvier et envoie du lourd sur le président et sa lettre lamentable, sur la police et ses violences irresponsables, sur les macronistes indécrottables qui ont toutes les raisons « d’avoir peur, les gars, je vous le dis »  …

Extraits.

Cette lettre, c’est de la chiasse verbale

Sur le président Macron et sa « lettre aux Français » :

Par rapport à la lettre de Macron, je crois qu’on a compris, hein ? Pas un mot sur les Gilets jaunes, pas de volonté de remettre l’ISF, un débat qu’on sait déjà biaisé. Il en a rien à foutre, en fait.

Pas un mot sur Benalla, pas un mot sur la fraude fiscale des grosses entreprises, pas un mot sur les gens qui crèvent la dalle, pas un mot sur les revendications de base, pas un mot sur le référendum d’initiative citoyenne, pas un mot non plus sur le recul des privilèges. Tout ce qu’il nous dit, c’est qu’il essaie de faire une leçon de morale comme si on était des enfants et que c’est papa qui parlait.

Il n’y a pas besoin d’avoir fait Math Sup pour comprendre que ce gars-là a de gros problèmes de remise en question. Il y a un moment donné, l’argent, il doit se torcher le cul avec, il doit dormir avec, parce que ça a dû bien l’acheter, cet enfoiré ! Oui, oui, je parle bien du président. Pour moi, c’est un enfoiré, un mec qui est en train de piller son pays. Cette lettre, c’est de la chiasse verbale.

Si on arrête, ce sera pire après

Sur les violences des forces de l’ordre  :

On a beau dire, pacifisme, pacifisme, j’arrête pas de dire qu’il ne faut pas s’énerver, à un moment donné, Messieurs du gouvernement, je ne vais pas pouvoir dire ça tout le temps, je ne vais pas pouvoir dire aux gens de rester calmes quand ils voient leurs familles se faire défoncer la gueule, se faire matraquer, les gonzesses allumées.  Je vous le dis, les gars des forces de l’ordre, vous êtes en train de vous mettre dans des situations… Soit vous savez ce que ça va donner, dans ce cas-là vous êtes des psychopathes, soit vous ne savez pas ce qui va se passer et dans ce cas-là vous êtes aussi des psychopathes. Dans les deux cas, vous êtes vachement cinglés, les gars, je vous le dis tout de suite.

Il y en a qui veulent déclarer les manifestations. Moi, je ne mettrai pas mon nom sur une déclaration. Quand on écoute Castaner dire que c’est une formalité, ben non en fait, ça engage votre responsabilité pénale en cas de problème. Moi, je ne suis pas responsable de ce que font les autres et ce n’est pas moi qui ait foutu le bordel pendant 40 ans dans le pays.

Dîtes-vous [les Gilets jaunes] que tout ce que vous êtes en train de voir tout de suite, ça vous débecte, mais le problème, c’est que si on arrête, ça sera pire après et on ne pourra plus rien faire. La conclusion, c’est qu’il faut continuer, c’est tout.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.