Les Gilets jaunes en plateau : un puissant démolisseur de la “connerie unique”

Les Gilets jaunes en plateau : un puissant démolisseur de la “connerie unique”

Je me suis longtemps demandé à quoi servait de se rendre sur les plateaux télé pour affronter les imbuvables défenseurs de la pensée dite unique. Quelques exemples récents de Gilets jaunes en plateau viennent de me fournir une réponse : à démolir méthodiquement la “connerie unique”.

Au début, on est dubitatif. Ils sont si seuls – ou presque – face au quarteron soigneusement choisi, professionnellement aguerri des experts, des spécialistes et des prêcheurs mainstream. Ils ont l’air si emprunté, avec leur langage qui se cherche et ne colle pas vraiment aux codes de communication du lieu, leur apparente maladresse face au bloc compact si déterminé à les pulvériser.

Et puis le miracle se produit. Les têtes jaunes obstinées tiennent bon et vous voyez les forces d’intervention du microcosme commencer à se dissoudre, à perdre pied, à littéralement imploser, à essayer désespérément de mordre, mais trop tard, dans le vide.

Le ver jaune dans le fruit pourri

Trois exemples à vous donner :

  • le premier, déjà ancien – j’en ai déjà parlé ici –, c’est cette apparition de quatre Gilets jaunes déchaînés face à une Ruth Elkrief et son parterre très BFMTV, complètement décontenancés et déstabilisés ;
(Cliquer sur l’image pour voir l’émission en entier)
  • le second exemple, plus récent, se passe sur le plateau de CNews, avec un certain Jérôme Rodrigues, gilet jaune résolu lui aussi, qui fit perdre pied à Pascal Praud :

  • le troisième exemple s’interrompit brutalement avec le départ inopiné d’un grain de sable insoumis, Sarah Legrain, excédée par ses interlocuteurs du plateau LCI qui restèrent bouches bées, leurs quenottes privées de la chair tendre qu’ils ne parvenaient pas à déchiqueter ;

J’étais là, assis devant ces images télés, moi qui ne les regarde jamais, stupéfait et en même temps rempli de jubilation. Décidément, cette année 2019 commençait bien : le ver jaune était aussi dans le fruit pourri.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.