Gilets jaunes acte 7 : scènes de confusion, de panique et d’inconscience à la Cour

Gilets jaunes acte 7 : scènes de confusion, de panique et d’inconscience à la Cour

L’acte 7 des Gilets jaunes du 29 décembre fut émaillé de plusieurs manifestations de paniques… dans les allées du pouvoir et de sa cour !

L’annonce précipitée d’une contre-manifestation pro-Macron à une date et dans un lieu déjà pris

La premier signe de ces paniques fut l’annonce précipitée d’une contre-manifestation pro-Macron pour le 20… puis non, le 27 janvier prochain, place de la République à Paris. Relayée par le Parisien, l’idée fut promptement reprise par les médias du microcosme, certains allant même jusqu’à l’illustrer d’une photo de la grande manifestation gaulliste du 30 mai 1968 qui, écrivaient-ils, « avait sonné le glas des manifestations ». Un tel débordement d’énergie et de méthode Coué pour contrer un soulèvement populaire censé être en plein « effondrement », voilà qui ne laisse pas de surprendre.

Mais plus drôle encore, dans leur confusion, ou alors pour être sure de faire nombre, la cour affolée avait fixé une date et un lieu pour sa contre-manifestation « républicaine » qui étaient déjà pris depuis longtemps par un autre évènement : Se lever pour le climat.

Pétages de plomb chez les défenseurs de l’ordre

L’acte 7 du 29 décembre fut une nouvelle fois émaillé d’une répression policière totalement disproportionnée, du moins si l’on en croit ce que nous décrivait la presse officielle – « mobilisation timide », nous expliquait l’AFP – et qui ne peut s’expliquer que par un sérieux problème de pétage de plomb chez les défenseurs de l’ordre.

Les répressions policières outrancières sont souvent à la mesure du désarroi de ceux qui les ordonnent ou les mènent. Dans la vidéo qui suit, chacun mesurera la mesure et le sang froid de policiers qui, au second plan, massacrent promptement un Gilet jaune isolé et à terre, tandis qu’au premier plan un robocop menace d’un tir tendu de flashball le journaliste qui filme la scène.

Histoire d’une déconfiture mainstream autour d’un incendie polémique

Le 29 décembre toujours, dans la soirée, un incendie de plusieurs voitures se déclencha devant le quotidien Le Parisien à Paris. Forte de manifestations de Gilets jaunes devant des sièges de médias mainstream dans l’après-midi, la cour s’enflamma d’indignation à grandes rafales de tweets outragés : de ministres comme Castaner, d’élus comme Anne Hidalgo, de journalistes courtisans comme Catherine Gasté ou Charles Enderlin : c’est la liberté de la presse qu’on brûlait, la violence des Gilets jaunes qui était une fois de plus démontrée, la nécessité d’un retour à l’ordre qui s’imposait !

Las, il se révéla promptement que l’incendie était d’origine purement accidentelle, que les Gilets jaunes n’y étaient pour rien du tout, et que notre beau monde bien-pensant venait une nouvelle fois de se ridiculiser par débordement de trouille, ravalant précipitamment ses tweets incendiaires, mais trop tard.

Le monarque à Saint-Tropez

Mais au fait, où se trouvait donc le monarque pendant que son pays s’enflammait, que sa cour sombrait dans la confusion, que l’élite s’affolait ? En son château élyséen ? À la tête d’une réunion d’urgence au sommet de l’État ? En fuite pour Varennes ?

Non, apprit-on, comble de l’inconscience, de l’irresponsabilité ou d’une immaturité adolescente mal négociée, il baguenaudait avec sa chère et tendre « première dame de France » dans une villa privée cossue de Saint-Tropez. Protégé sans doute par une escadrille zélée de gendarmes locaux.

Brigitte et Emmanuel Macron à Saint-Tropez (photo illustrant un article paru le 29 décembre dans le journal people Voici).

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.