Nicolas Sarkozy n’a plus sa place à l’Élysée

((/public/President_qui_retrecit.jpg|Le Président qui rétrécit|L|Le Président qui rétrécit))Corruption, politique nauséabonde du bouc émissaire, prises de décisions envers et contre toute volonté populaire, utilisation des corps d’État à des fins personnelles, qui aurait pu imaginer la formidable accélération de la descente aux enfers du grotesque à laquelle un pouvoir manifestement en pleine implosion condamnerait le pays ?

En quelques mois, voici que les ultimes lambeaux de vernis ont volé en éclats. La France est devenue la honte et la [risée|http://www.rue89.com/2010/09/09/the-economist-lache-sarkozy-le-president-qui-retrecit-165898] du monde entier, de [l’Europe|http://www.rue89.com/2010/09/14/la-france-et-les-roms-pour-bruxelles-trop-cest-trop-166629] aux [États-Unis|http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/15/97001-20100915FILWWW00634-roms-washington-met-en-garde-paris.php] eux-mêmes. !!Le président de l’Assemblée poursuivi dans les couloirs Aux remontrances des instances internationales concernant la politique de discriminations raciales, un [Éric Besson|http://www.rue89.com/2010/09/15/roms-pour-besson-la-commission-europeenne-a-derape-166692], un [Pierre Lellouche|http://www.rtl.fr/fiche/5951191061/pierre-lellouche-roissy-ce-n-est-pas-drancy.html] ou un [Nicolas Sarkozy|http://www.rue89.com/2010/09/15/roms-au-luxembourg-le-populisme-a-letat-pur-de-sarkozy-166754] apostrophant le Luxembourg n’ont rien d’autre à opposer que la morgue grossière des suffisants. Le naufrage du pouvoir est à l’image de cette fuite lamentable d’un président d’Assemblée (Bernard Accoyer) devant la colère courroucée de députés de l’opposition. ///html

/// !!On ne négocie pas avec un pouvoir aussi dissolu Manifester contre telle ou telle mesure particulière (serait-ce le système des retraites), pétitionner contre le traitement infamant infligé à telles ou telles minorités (serait-ce les Roms), réclamer justice contre la corruption avérée (affaire Woerth/Bettencourt and co) a-t-il encore un sens ? Le point de non-retour a été dépassé. On ne négocie plus avec un pouvoir aussi dissolu. On le boycotte et on l’isole jusqu’à ce qu’il s’écroule de lui-même. La désobéissance civile s’impose. Combien de temps syndicats et partis politiques d’opposition vont-ils continuer à jouer le jeu de cette farce saumâtre ? La Grande Crise a arraché les masques de ceux qui ne sont manifestement plus là que pour sauver COÛTE QUE COÛTE, à n’importe quel prix, les intérêts d’une petite caste de possédants aux abois. Au risque de l’ignominie. Maintenir un semblant de légitimation à ceux-là en traitant avec eux, c’est prolonger une agonie pitoyable qui ne peut que très mal se terminer.

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.