La chanson d’Hiba Tawaji : le Printemps arabe

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Cette vidéo d’une chanson de Hiba Tawaji, sur un texte de Ghadi Rahbani, m’a été transmise par ma petite dernière, bouleversée. Les images et les paroles se passent de commentaires. 


Paroles :

Quel printemps suis-je en train de chanter, de quel printemps suis en train de parler ?
La douleur en moi est un cri de mon cœur bouleversé
Quel printemps suis-je en train de chanter, de quel printemps suis en train de parler ?
Ces gens qui tombent sont innocents et qui est le responsable ?

Nous rêvions d’un printemps épanoui qui se répande sur le peuple
Le printemps tourne à la confusion, les enfants et les gens transformés en fleurs de sang
Tout commença en panier de légumes, une révolution dans le champ
Ils ont fait de notre révolution une mise à mort rouge au nom des religions
Les grandes nations sont entrées chez nous avec leurs intérêts politiques
Le sommeil s’est enfui de nos yeux dans nos maisons mal protégées
Ils sont venus de loin, ces barbares Moghols
Avec dans leur cœur la doctrine et la tristesse, avec lesquels vous ne pouvez pas discuter, mais disparaître
Le grondement ininterrompu de leurs discours qui leur a dit vous êtes des combattants
Le monde arabe, la couleur ou la religion ne se dispersent pas
Les peuples décident de leur futur, ont le droit de vivre libres
Mais la révolution, quelle pitié, les a ramenés en esclavage.

Quel printemps suis-je en train de chanter, de quel printemps suis en train de parler ?
La douleur en moi est un cri de mon cœur bouleversé
Quel printemps suis-je en train de chanter, de quel printemps suis en train de parler ?
Ces gens qui tombent sont innocents et qui est le responsable ?

Le but d’une révolution est de nous faire progresser, pas de nous ramener à des temps révolus
Cette révolution, je le crains, nous ramène en arrière et fait de nous des pantins
Je veux un printemps verdoyant qui nous prêche un nouvel été
Ils nous ont fait un printemps rouge sang, ils nous ont inondés d’armes et d’acier
Après le printemps brille le soleil de l’été
Après l’été, l’automne, écoutez le grondement des nuages de l’hiver
Alors la pluie peut-être lavera notre terre rouge sang
La révolution de la vie retentira par le cri de l’humanité
Ils nous ont appelé le Printemps arabe, mais fleurit l’automne du chaos
L’Occident abandonne les peuples arabes pour n’avoir pas mené une révolution blanche
Ma crainte pour le peuple arabe est que d’autres s’emparent de notre révolution
et qu’ils nous dirigent coimme des enfants d’écoles maternelles

Quel printemps suis-je en train de chanter, de quel printemps suis en train de parler ?
La douleur en moi est un cri de mon cœur bouleversé
Quel printemps suis-je en train de chanter, de quel printemps suis en train de parler ?
Ces gens qui tombent sont innocents et qui est le responsable ?

A propos de Pierrick Tillet 3742 Articles
Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.