Coup de gueule : vous fracassez nos vies et nous devrions être raisonnables

Coup de gueule : vous fracassez nos vies et nous devrions être raisonnables

Ras-le-bol. Tant pis, je balance. Trop de gens en souffrance, ça devient insupportable. Macron, Philippe, Castaner, Blanquer, vous pouvez vous les carrez où je pense, vos appels au calme !

Et puisque vous ne pouvez décidément pas fermer vos gueules, et bien soit, que tous vos mots raisonnables vous restent en travers de la gorge et vous étouffent, puisque la honte ne l’a pas encore fait. Nous devrions être raisonnables, quand vous massacrez nos droits, quand vous fracassez nos vies, quand vous piétinez notre dignité, quand votre flicaille frappe, éborgne, gaze, quand elle humilie nos mômes ? Nous devrions être raisonnables, quand vous organisez méthodiquement notre misère, quand vous nous jetez votre mépris en pleine face, quand vous nous abreuvez systématiquement du poison de vos mensonges, quand nous sommes les victimes de votre arrogance, les témoins de vos ignominies, les cibles de vos armes ?

Raisonnables ? Quand l’êtes-vous donc vous-mêmes ? Quand vous nous imposez le spectacle pitoyable et insultant de vos opérations de communications, affublées du grotesque nez rouge d’une prétendue « pédagogie » ? Quand vous nous pillez les poches jusqu’à jeter les gens à la rue ou les pousser au suicide, en nous assurant que c’est pour notre bien ? Quand vous abusez du pouvoir pour votre propre intérêt ? Quand vous bradez tout ce qui a été construit pour le bien commun, au seul profit de vos amis richissimes ? Quand vous détruisez ce passé autant que vous pourrissez le présent et que vous menacez notre avenir ?

Voilà ce que vous êtes : des casseurs.

Nous devrions être calmes, dites-vous. Venant de vous ça ne peut signifier autre chose qu’être docile, se taire, subir, obéir, courber le dos. Sans doute faudrait-il même que nous vous disions merci de nous maintenir suffisamment longtemps en vie pour vous servir, jusqu’à en crever. D’ailleurs nombreux en crèvent chaque jour, brutalement. Nombreux se tuent au travail, littéralement. Et plus nombreux encore s’éteignent à petits feux tant on les prive toujours davantage de tout ce qui fait réellement une vie.

Nous devrions être calmes, dites-vous. C’est toujours la formule des cyniques de votre espèce, de votre caste, c’est toujours votre mépris qui s’exprime ainsi, qui nous désigne comme des agités, des énergumènes forcément peu civilisés, qui parlent fort, qui n’ont pas les bonnes manières, « qui ne sont rien », des gens dont la vie n’a aucune espèce d’importance à vos yeux, aucune valeur. Tous ces gens que vous détestez.

Mais vous savez que la haine qui s’exprime à votre égard n’est que le reflet de votre détestation. Forcément vous le savez. Que la violence qui se déchaîne contre vous vient en réponse à la violence mille fois pire que vous infligez, sans cesse et partout. Oui, vous êtes haïs. Vous nous donnez envie de vomir. Et cette haine est tout ce que vous aurez réussi à bâtir. Car en dehors de ça, vous n’êtes que des destructeurs.

Voilà ce que vous êtes : des casseurs.

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Autodidacte en tout, café-théâtre, chanson française (auteur-compositeur-interprète), sculpture, photo, écriture, et même agriculture, en rupture de ban avec "le système", je me cantonne désormais à produire de la pensée et de l'émotion. Je n'attends pas de jours meilleurs (ils seront pires) mais j'en fabrique comme je peux...