Que les journalistes des médias de propagande ne soient pas bienvenus parmi les Gilets jaunes est chose logique

Que les journalistes des médias de propagande ne soient pas bienvenus parmi les Gilets jaunes est chose logique

Ceux qui auront regardé les comptes-rendus des manifestations de Gilets jaunes de ce 24 novembre, donnés par les médias mainstream unanimes, comprendront aisément que les journalistes de ces officines de propagande ne soient pas les bienvenus dans les différents mouvements.

Que l’on cesse de nous faire la leçon sur les distinguos entre les éditocrates de plateau et les malheureux « journalistes de terrains » qui « ne font que leur métier ». La vérité est que ces derniers ne sont là que pour ramener la substance factuelle qui permettra aux premiers de bâtir leur grossière propagande. Et qu’ils ne peuvent l’ignorer.

Question propagande, en ce soir du 24 novembre, c’était proprement du délire sur BFMTV, CNews ou autres LCI, reprenant sans détour les chiffres de participation fantaisistes et les éléments de langage à dormir debout du ministre Castaner : ah, cet « essoufflement » d’un mouvement manipulé par « l’ultra droite »…  même si nul témoin sur place, avenue des Champs-Élysées, n’entendit ce jour-là le moindre slogan raciste ou vaguement homophobe :

Il y a un moment où nos « journalistes de terrain » vont devoir choisir. La situation d’aujourd’hui n’est plus à la rigolade ou à l’hypocrisie. Nous assistons à un soulèvement populaire, c’est-à dire à une insurrection de nature pré-révolutionnaire, qui combat précisément un pouvoir haï et sa cour de propagandistes.

Faut-il s’étonner que ces naïfs « journalistes » en herbe soient reçus de façon un peu rude  [photo : journalistes de BFMTV pris à partie par des Gilets jaunes à Toulouse le 24 novembre] par ceux-là mêmes qui se font copieusement chier dessus par leurs employeurs ? Comment croyez-vous qu’auraient été reçus, lors des manifestations pour la Libération de Paris sur les Champs-Élysées en aout 1944, les « journalistes de terrain » de journaux collabos comme Je suis partout, même dûment munis de leur carte de presse ?

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.