RIP : ne pleurez pas, organisez-vous, votez et faites voter !

RIP : ne pleurez pas, organisez-vous, votez et faites voter !

« Don’t mourn, organize ! »

« Ne pleurez pas, organisez-vous ! » C’est Joe Hill, syndicaliste, poète, auteur de chansons de travail, qui écrit cela à ses compagnons de lutte alors qu’il est condamné à mort en attente de son exécution.

Nous avons une belle occasion à saisir avec le RIP, référendum d’initiative partagée. On a 4,7 millions de signatures à collecter. Quatre millions et sept-cent-mille votants ! Et ce n’est pas en pérorant sur les estrades ou en s’entrengueulant comme des charretiers que l’on va les trouver. C’est trop tard, il faut faire avec la machine et voter. Même si – incompétence ou mauvaise volonté ? – « la start up nation en est encore à l’époque du Minitel pour le Référendum d’initiative populaire. »

Bon, maintenant que tout le monde et son père a versé sa contribution sur le mur des lamentations, on se met au boulot. Et on arrête de se plaindre du capcha, des bugs et de l’ergonomie pas terrible. On arrête de promettre que « tu vas en chier pour venir à bout de la face nord de ce putain de logiciel de merde et tu vas peut-être même en mourir. » Menfin ! Est-ce que tu réalises à quel point ça ne donne pas envie de s’y mettre ?

Une seule et unique priorité : obtenir les 4,7 millions de signatures nécessaires

Maintenant on y va ! On bosse. On décide sa voisine, sa vieille tante et sa cousine à voter. Par Internet ou avec un formulaire papier déposé auprès de sa mairie. On en parle à ses collègues de boulot. On met une affiche artisanale sur la fenêtre qui donne sur la rue. On imprime un paquet de feuilles pour tous ceux qui regardent le moindre ordinateur avec la terreur enfantine des nuits sans lune. On prend la carte d’électeur du grand-oncle et on la recopie soigneusement sur la feuille avant de le conduire à la mairie du bled-en-chef.

Putain, c’est quand même pas la mine de sel ! Faut juste recopier scrupuleusement la carte d’électeur. En recopiant même la foutue faute qui traîne sur ton prénom et que tu n’as jamais réussi à faire corriger.

Les militants endurcis créent leur comité. Sans s’emmerder à vouloir unir carpes et lapins. Plus il y a aura de comités et plus le ratissage sera fin. Car les votants rameutés par Les Républicains risquent fort d’être peu sensibles aux arguments d’un tandem NPA qui tirerait les sonnettes du quartier.

Porteur d’un drapeau ou d’un autre ou bien rien-du-toutiste, il nous faut unir nos efforts pour quadriller chaque rue et chaque hameau. Une seule et unique priorité : obtenir les 4,7 millions de signatures nécessaires, le reste c’est du blabla, du temps perdu. C’est une frénésie qui doit saisir la France : Référendum !

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=> Photo : Bob Solo.


« Es sus la talvèra qu’es la libertat. » (C’est sur la lisière qu’est la liberté.) Éric Fraj chante La talvèra, poème de Jean Boudou (1920-1975).

Un citoyen ordinaire à la rencontre des personnes cabossées par la vie.