IL Y A DES JOURS COMME ÇA…

((/images/intraday_1rPCAC_6.gif|CAC|L))Quand on ne se trouve pas immédiatement dans le cœur de la tourmente, les cataclysmes brutaux ont quelque chose d’irréels, de trop proprement incroyables pour qu’on en ressente physiquement, sur l’instant, la gravité. C’est pourtant à de véritables cataclysmes que nous venons d’assister le 6 juin 2008.

En une seule journée, minées par un chapelet de résultats économiques désastreux, les bourses mondiales qui s’accrochaient tant bien que mal à une situation déjà périlleuse malgré les interventions empressées des banques centrales pour limiter les dégâts, ont violemment dévissé : CAC 40 = -2,28% ; Euro Stoxx 50 = -2,34% ; Dow Jones = –3,13%) Le même jour, les chiffres du chômage US explosaient, consacrant la période redoutée de récession. Le même jour, le dollar prenait le bouillon. Le même jour, on nous annonçait que les ventes de la grande distribution française, ce fleuron si courtisé par nos pouvoirs publics, avaient chuté de 4%. Le même jour, dans l’Empire du libéralisme triomphant, l’Allemagne se voyait accorder l’autorisation de voler au secours d’une énième banque privée en pleine banqueroute. Le même jour… Pire, le même jour, le prix du pétrole s’est mangé une hausse vertigineuse de 7,55 %, à près de 139 $ le baril ! Vous avez bien entendu : +7,55% en une seule journée ! D’aucuns officiels n’hésitent plus à anticiper un baril à 150 $ avant fin juin. C’est dire s’ils ont quelques soucis à se faire, nos pêcheurs, routiers, taxis, ambulanciers, paysans… Et nous donc ! Restera bientôt plus que la ministre Lagarde pour crier au triomphe sur le tas de ruines. Il y a des jours, comme ça…

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.