LA RÉVOLUTION EST COMMENCÉE

Difficile de ne pas être interpellé par la multiplication exponentielle des catastrophes naturelles qui frappent l’humanité au sang : cyclone en Birmanie suivie de pluies torrentielles (plus de 130.000 morts, des millions de sinistrés), séismes à répétition en Chine (plus de 50.000 morts, des millions de sinistrés), vague brutale de tornades aux USA (22 victimes le 10 mai 08), tempête de sable meurtrière dans le nord de l’Inde (45 morts le 14 mai 08), violents orages et averses de grêle dans le nord-ouest, le nord et le sud-ouest de la France (15 mai 08)…

 » »Y a plus de saisons » » est une expression trop galvaudée pour ne pas susciter le doute. Mais, surtout si on la relie à la fonte plus précipitée que prévue des glaciers, l’examen de la courbe ci-dessous recensant le nombre de catastrophes naturelles au fil des ans lui donne hélas corps$$Source : [notre-planète.info|http://www.notre-planete.info/geographie/risques_naturels/catastrophes_naturelles.php]$$. ((/images/catastrophes_bilan_types.jpg|bilan catastrophes|C)) Il serait aventureux d’en tirer des conclusions hâtives et d’attribuer l’essentiel des responsabilités de ces fléaux aux seules activités humaines. Néanmoins, on ne peut qu’être frappé par les coïncidences. Il faut bien constater que la principale source de dommages recensés provient des cataclysmes hydrométéorologiques (sècheresses, températures extrêmes, inondations, mouvements de terrain, tsunamis, feux et tempêtes). En bref, ceux susceptibles d’être provoqués par les émissions de Co2 et le fameux « réchauffement de la planète ». À défaut de pouvoir résoudre les causes qui nous dépassent, au moins pourrions-nous essayer de nous pencher sur ce qui est susceptible de nous concerner directement. Moyennant quoi, que voyons-nous ? Des gouvernants hystériques, ministre Lagarde en tête, en pleine masturbation frénétique pour 0,2 petits misérables points de croissance arrachés in extrémis à des prévisions désastreuses. Le cœur de l’Empire lui-même est salement touché. Les services météorologiques américains ont déjà enregistré 819 tornades depuis le début de l’année, contre un millier par an au total habituellement$$Source : [AFP|http://fr.news.yahoo.com/afp/20080512/tsc-usa-intemperies-tornades-prev-c2ff8aa.html].$$. Rappelons-nous aussi les ravages du cyclone Katrina en 2005. Que croyez-vous que les élus du Bien contre le Mal firent ? RIEN, sinon invoquer Dieu comme de vulgaires Ben Laden. Surtout pas signer ni appliquer les pourtant bien modestes accords de Kyoto. Nous nous posons actuellement bien des questions sur l’avenir d’un monde occidental en visible perdition (il finit toujours par en être ainsi de tous les empires). Je ne sais s’il va s’écrouler de lui-même, comme c’est encore vraisemblable, ou si la Nature courroucée lui bottera le cul avant terme. Le résultat sera le même. La révolution est avancée, mais sans nous, assis comme des nouilles sur nos postérieurs à contempler le spectacle de cette capilotade, et à continuer nos conneries comme si de rien n’était : quête de croissance imbécile, conquête de marchés, « modernisation » de nos outils économiques…. Qu’adviendra-t-il quand la Nature aura brisé les burnes à notre bel outil économique ? Il est clair que les entreprises implantées dans la région sinistrée du Sichuan ne sont pas prêtes de nous ré-empester de sitôt avec leurs émissions nauséabondes de Co2. Et quid quand les réserves de pétrole seront épuisées ? Ou devenues si rares et si chères qu’on se massacrera à qui mieux mieux pour s’approprier le fond du dernier baril ? Nous courrons droit à la paralysie, et c’est tant mieux ! Il ne restera aux survivants qu’à se réinventer une vie vivable. S’il n’est pas trop tard. Oui, aux quatre coins du monde$$Cf. le site [CatNat|http://www.catnat.net].$$, la révolution est bien en marche, qu’on le veuille ou non, avec ou sans nous. Le pire, évidemment, n’est jamais sûr (je veux dire, l’extinction de l’espèce, le chaos apocalyptique final). La Nature finit toujours par trouver un point d’équilibre, que nous y soyons ou non pour rien, et serait-ce à notre détriment. Il nous reste encore une ultime chance de prendre en main notre destin. À nous de sauter dans le train en marche au plus vite si nous ne voulons pas rejoindre le cimetière des quelques 30% de la faune mondiale disparue en 35 ans$$Source : [Société zoologique de Londres|[Société zoologique de Londres|http://www.zsl.org/science/news/biodiversity-plummeting,458,NS.html] en collaboration avec le Fonds mondial pour la nature (WWF).$$.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.