REVANCHE DE l’ÉLITE OUTRAGÉE

((/images/euroblog.jpg|quatremer|L)) Ils n’en pouvaient plus ! Fallait vraiment que ça sorte, depuis le temps qu’ils ravalaient leurs aigreurs. Un os leur restait en travers de la gorge : la victoire du non au référendum de 2005. Moins de deux jours après la fin des législatives, c’est fait, un certain Quatremer,  » »journaliste à Libération » », vient de le ronger à belles dents vengeresses dans un article intituté  »[L’Europe des chefs d’État|http://www.liberation.fr/rebonds/262039.FR.php] » (Libération du 19 juin 2007).

Il n’y va pas de main morte, le Quatremer. D’entrée, il cible méchamment les nonistes :  » »Ce qui va suivre va fortement déplaire aux plus farouches tenants du non. » » Argument massue pas piqué des hannetons :  » »En élisant Nicolas Sarkozy à la présidence de la République avec 53 % des voix puis en lui donnant une large majorité à l’Assemblée nationale, les Français ont effacé dans un même mouvement leur rejet du traité constitutionnel européen, pourtant exprimé à près de 55 % lors du référendum du 29 mai 2005. » » Ben pardi ! Tant qu’on y est, ils ont aussi effacé Mai 68, donné carte blanche pour passer les racailles au Karcher… et même permis au chef de l’État de rayer Libération et Quatremer des étals de journaux. Le 1er mars 2007, furieux d’un titre de une le concernant, Nicolas Sarkozy n’avait-il pas qualifié Libération de  » »journal de merde » » ? Mais notre éminent journaliste  » »de merde » » (je ne fais que citer) ne s’arrête pas là.  » »On peut comprendre que l’on se méfie des procédures référendaires, qui autorisent tous les populismes. » » Ce que les électeurs n’ont pas permis en refusant le quota nécessaire de députés UMP, Quatremer le peut sans l’ombre d’une hésitation : il modifie la Constitution de la Ve République en en disqualifiant un des points essentiels, le processus référendaire. Au nom de la lutte sacrée contre le populisme. Ah le populisme, le peuple sait-il seulement ce qu’est le populisme ? C’est quand lui, le peuple, émet des avis contraires à ceux de l’élite en place. Sacrilège ! Exit l’Europe des peuples, voici  »L’Europe des chefs d’État » de l’honorable Quatremer. Sans doute notre bouillant chroniqueur oublie-t-il un peu vite que trop de précipitation peut nuire aux impudents. Et que le « peuple » honni peut retourner sa veste aussi vite que le politicien (ou le journaliste) à qui il botte le cul après l’avoir encensé. La bande au nouveau président en sait quelque chose, les fesses encore rougies pour avoir osé dégainer l’arme fatale de la TVA sociale avant même le second tour des législatives. Un traitement énergique que mériterait sans nul doute notre Quatremer et son océan de suffisance.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.